Replay du lundi 18 janvier 2021

Tifany Huot-Marchand, la patineuse franc-comtoise vice championne d'Europe 2019 de short track

- Mis à jour le

100% olympique #16 avec Tifany Huot-Marchand qui dévoile tous ses secrets, au quotidien, pour atteindre le plus haut niveau international du patinage de vitesse. Jusqu'à la débrouille financière, aussi, malgré le palmarès assez riche déjà de la Franc-Comtoise qui ambitionne une médaille aux JO 2022.

La Franc-Comtoise Tifany Huot Marchand, en coupe du monde de short track à Budapest (Hongrie) en septembre 2017
La Franc-Comtoise Tifany Huot Marchand, en coupe du monde de short track à Budapest (Hongrie) en septembre 2017 © Getty - Christof Koepsel

"L'important, c'est de participer" : la fameuse maxime olympique, c'est vrai, Tifany Huot-Marchand s'en est contentée lors de la première olympiade de sa carrière, en 2018 à Pyeongchang (Corée du Sud) où elle n'avait pas réussi à intégrer le Top 20 du short track. La Franc-Comtoise avait 23 ans à l'époque. Mais depuis, elle a considérablement étoffé son palmarès dans le patinage de vitesse.

Razzia de l'ensemble des couronnes nationales Elite (1.500 m, 1.000 m, 500 m) en 2019 et 2020. Vice championne d'Europe 2019 (1.000 m) ou encore premier podium individuel en coupe du monde (3e du 1.500 m) sur la manche allemande de Dresde en février 2020.

Tifany Huot-Marchand a tout simplement mis en application sur la glace sa réflexion à la sortie des JO 2018 : "c'était génial, une expérience incroyable, mais je veux retourner aux Jeux dans quatre ans et pas pour faire le même résultat" ! Autrement dit : la meilleure short trackeuse française de ces dernières années vise ouvertement une médaille aux prochains JO d'hiver de Pékin en 2022 : "c'est l'objectif ultime ! _Entre gagner au Loto ou décrocher une médaille olympique, j'ai même pas besoin de réfléchir_, je sais déjà quoi choisir"

Nouvelles solutions mentales et... financières pour continuer à performer

Mais que d'efforts, au quotidien, pour espérer performer au plus haut niveau international du short track. Techniquement, physiquement : "c'est dur, c'est vraiment difficile, ça fait énormément mal aux jambes" ! Mais aussi financièrement, pour se payer son propre matériel (patins moulés sur mesure, au moins trois paires de lames par an, etc.)...

La Fédération Française des Sports de Glace ne finance que les compétitions et les stages collectifs de l'équipe de France de short track : cette discipline pourtant très spectaculaire mais encore trop confidentielle, très peu médiatisée et qui peine ainsi à attirer les sponsors, déplore Tifany Huot-Marchand qui a, heureusement, la chance de pouvoir compter sur les subventions annuelles de la Ville de Belfort ("sans leurs aides, j'aurais mis un terme à ma carrière !") où est basé son club de toujours -ASMB Vitesse- rejoint à l'âge de 9 ans avec Manon, sa soeur jumelle quand les deux natives de Besançon habitaient leur petit village de Nans (Doubs).

Malgré tout, la Pyrénéenne d'adoption -depuis son arrivée au Pôle France de Font-Romeu en 2010- a aussi dû en passer par une cagnotte en ligne en fin d'année 2020 afin de récolter un minimum de 3.000 euros nécessaires à sa quête de médaille olympique... 

Et pour tenter de mettre toutes les chances de son côté, en plus des très longues heures passées sur les patinoires et les salles de musculation, Tifany Huot-Marchand a notamment découvert les bénéfices sur ses performances d'une meilleure approche mentale de son sport et de sa carrière depuis les JO 2018. Toute cette concentration très intense à chaque seconde d'une course sur la glace, "je la travaille au quotidien avec ma psy et préparatrice mentale, également avec un sophrologue et je me suis mise aussi à la méditation et au yoga" !

Sans oublier _"Sam_, mon copain... imaginaire qui est toujours avec moi et qui est toujours positif, ça fait un bien fou" !

Tifany Huot-Marchand nous dévoile tous ses petits secrets de la réussite au plus haut niveau international dans cet épisode #16 de 100% olympique, le podcast de France Bleu Besançon sur les coulisses de la performance des athlètes de Franche-Comté aux JO, en partenariat avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) Bourgogne Franche-Comté.