Replay du lundi 29 mars 2021

Le VIH, cet autre virus que l'on a oublié

Le SIDACTION et la série It's a sin sur Canal + remettent en avant l'autre épidémie, débutée il y a quarante ans et qui ne se guérit toujours pas. A Saint-Etienne, le CHU dit qu'il y a une baisse des dépistages (-30%), pourtant essentiels pour éviter de nouvelles contaminations.

Illustration - Dépistage rapide du VIH
Illustration - Dépistage rapide du VIH © Maxppp - Aurelien Morissard

Un virus jusqu'alors inconnu qui fait paniquer la planète, la recherche frénétique d'un traitement pour tenter d'enrayer l'hécatombe, les campagnes de prévention intensives pour tenter de limiter la propagation de la maladie, l'espoir d'obtenir un vaccin,.... 

Les analogies avec le Coronavirus sont nombreuses. Pourtant, les deux épidémies ne sont pas comparables. Et notamment, parce que pour le VIH, on a désormais ce qu'il faut. 

Pendant très longtemps ça n'a pas été le cas. 

Durant les premières années on traitait les infections opportunistes en l'absence de défenses immunitaires, les patients revenaient un mois plus tard avec une autre infection, et finissaient par mourir.

Le VIH non traité est bien plus mortel que la COVID : 100 %

Aujourd'hui, on traite les patients avec un comprimé par jour et leur espérance de vie rejoint celle de la population générale. 

Sauf que, le nombre de dépistages a fortement baissé à cause de la Covid (Le CHU de Saint-Etienne évoque une baisse de -30 % des dépistages)qui est bien plus mortelle que la grippe, mais bien moins que le VIH qui, non traité, est mortel à 100 %. 

Guérison, transmission, populations à risque,.... : toujours des idées reçues 

VIH et SIDA ce n'est pas la même chose

Le VIH est la contraction de virus de l'immunodéficience humaine. Il s'attaque aux cellules qui protègent l'organisme des infections. 

SIDA signifie syndrome d'immunodéficience acquise. C'est le stade le plus avancé de l'infection au VIH, qui se déclenche au bout de plusieurs années sans traitement, lorsqu'une personne contracte des maladies dites opportunistes parce que son système immunitaire est trop affaibli. 

D'où l'importance de savoir si l'on est séropositif. Pour pouvoir être soigné, et ne plus contaminer. Il n'existe, pour l'instant, aucun remède au VIH. Le seul traitement disponible permet de ralentir l'évolution du virus dans l'organisme. 

Une personne qui a le VIH et qui prend un traitement efficace ne peut pas le transmettre.

La PrEP, le préservatif chimique

La prophylaxie pré-exposition, ou PrEP, s'adresse aux personnes âgées de 15 ans et plus, hétérosexuelles comme homosexuelles, qui ne sont pas porteuses du VIH mais qui sont exposées par leurs pratiques à un haut risque de le contracter. La PrEP réduit considérablement le risque d'infection par le VIH mais, à la différence du préservatif, ne prévient pas les autres infections sexuellement transmissibles (IST) telles que la syphilis ou encore l'herpès génital.

Encore des discriminations ?

Annoncé comme cancer gay au début de l'épidémie, tout le monde sait que tout le monde peut être porteur du VIH aujourd'hui. Mais les idées reçues sont toujours vives, notamment en milieu rural.

Entraves à l'accès aux soins 

Les personnes séropositives subissent aussi des difficultés d'accès aux soins, allant même jusqu'au refus. Pourtant "aucune personne ne peut faire l'objet de discriminations dans l'accès à la prévention ou aux soins", prévoit le code de Santé Publique

Les dentistes sont les plus fréquemment cités pour le refus de soins, suivis par les spécialistes et les médecins généralistes.

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On peut le faire par téléphone en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit), par internet : www.sidaction.org, par SMS au 92110 en envoyant le mot DON pour faire un don de 5€ ou par courrier à Sidaction, 228 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris

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