Replay du mardi 27 avril 2021

Non, l'ennui au lit n'est pas une fatalité. Une sexologue nous le confirme

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De plus en plus de couples abandonnent une sexualité libre et joyeuse, s'enferme dans son rôle de parent… et dans la position du missionnaire ! Pour Christelle Faure, sexothérapeute à Andrezieux-Bouthéon, ce n'est pas une fatalité.

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Illustration © Getty - Peter Cade

🎧 Ecoutez Christelle Faure, sexothérapeute à Andrézieux-Bouthéon dans le replay

Lorsque nous laissons l’ennui sexuel s’installer dans notre vie, le premier puni, c’est nous ! 

Pourquoi l’acceptons-nous ? C’est intéressant de s’interroger

Pourquoi notre vie sexuelle n'est pas épanouie ?

A cause des confinements

Il n'y a pas besoin d’attestation de déplacement dérogatoire pour le septième ciel mais  la libido ne répond plus forcément à l’appel.

Pour les couples qui fonctionnent bien, confinés dans un environnement tranquille, sûrement sans enfants, les confinements ont eu un impact positif : l'esprit moins encombré, ils ont même eu plus de temps pour faire l'amour. 

Néanmoins, le stress général ne rend pas forcément les moments propices au sexe.

L'idéal pour tout le monde est d'évacuer son stress par la sexualité - Christelle Faure, sexothérapeute et thérapeute de couple.

Les tensions qui existaient dans le couple ont été exacerbées par les confinements, de plus en plus pesants, le développement du télétravail et l'omniprésence des enfants qui a augmenté le manque d'intimité. 

Le plus souvent les couples de parents mettent leur vie sexuelle au bout de la liste de leurs préoccupations et c’est souvent pour ça qu’il y a des problèmes sexuels.

A la fin du premier confinement, 15 % des couples pensaient à se séparer.

A cause du manque de dialogue

On dirait presque de la maladresse. Ces gens qui n'arrivent pas à être en phase, n’osent pas demander ce qu’ils aiment, par pudeur ou par méconnaissance de leur fonctionnement et de celui de leur partenaire. Les relations deviennent frustrantes et s’espacent, alors.

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Illustration © Getty - Juhy 13

Chacun est entré dans une zone qui lui est confortable. Certains voudraient la dépasser mais n'ose pas à en parler à leur partenaire. On ne peut pas passer de relations sexuelles très conventionnelles à quelque chose de complètement fou ! 

L'appel à un sexothérapeute peut être une bonne idée :  il met chacune des parties face aux problématiques, permet d'exprimer les demandes de l'un et de l'autre, par exemple en faisant écrire la liste de ses envies.

La pire des choses ? S’installer dans le silence, espérant que l’autre devine ce qui nous plaît. 

Par manque d'imagination

La plupart des gens sont paresseux et estiment que la sexualité ne nécessite aucun effort. Or, rien de plus faux. Il faut au contraire entretenir la flamme, réellement se mobiliser, travailler son imagination.

La routine du quotidien, les enfants à emmener / chercher à l'école, le repas, le repassage, on est vite claqués (et on le comprend). "Il est plus facile de s'installer devant Netflix en chemise de nuit que de mettre en place un scénario", confirme Christelle Faure.

Les livres et les films peuvent nous aider à alimenter notre boîte à fantasme. La pornographie reste un excitant très masculin, car l'image stimule le cerveau de l'homme, c'est moins flagrant chez les femmes.

Un sex-toy peut s’inviter sous la couette, pour apporter du piment. 

Le maître-mot ? Devenir ou redevenir curieux. Oui, mais toujours avec du dialogue.

En savoir + Christelle Faure a un site internet

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