Replay du lundi 31 mai 2021

“Villa Caprice” de Bernard Stora, un film imaginé suite au suicide d’un “avocat puissant”

D’entrée de jeu, le spectateur est projeté dans des rapports de pouvoir.

Le film sort en salles ce mercredi 2 juin
Le film sort en salles ce mercredi 2 juin -

On peut défendre des voyous, des trafiquants de drogue, des violeurs, des criminels, sans en être un. Peut-on défendre le pouvoir sans appartenir à son monde ? Et surtout, sans en épouser les ombres et les méthodes ?  

En France, ils sont une dizaine d’avocats que l’on retrouve, tantôt alliés, tantôt adversaires, dans ces dossiers sulfureux où se mêlent vie publique et intérêts privés, finance et secrets d’Etat. On les appelle les avocats des puissants, ils leur ressemblent. Même voiture aux vitres fumées avec chauffeur, mêmes adresses professionnelles prestigieuses, même train de vie fastueux. Sont-ils pour autant leurs égaux ? Quelle est la contrepartie de leurs honoraires extravagants ? Sont-ils payés ou achetés ? Partenaires ou complices ? Libres ou compromis ?  

C’est à ces personnages, typiques d’un nouvel état de la société, que le réalisateur Bernard Stora a souhaité s’intéresser. Et c’est en s’inspirant du suicide de l’un d’eux qu’il a conçu le personnage de Germon. 

L’histoire du film 

Avocat célèbre, Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l’un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. L’homme d’affaires est soupçonné d’avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d’Azur, la Villa Caprice.  

Humilié et furieux de s’être laissé piéger, Fontaine compte sur l’habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s’installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés.  

Qui prendra l’avantage ? 

A l’affiche : Patrick Bruel incarne le rôle de Gilles Fontaine et Niels Arestrup celui de Luc Germon 

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