Jour J pour la raffinerie Petroplus de Petit Couronne en Normandie

Les salariés de Petroplus mobilisés pour défendre leur filière

C'est aujourd'hui que le tribunal doit annoncer s'il y a ou pas un repreneur crédible pour le site qui emploie 470 personnes. Il ne reste plus qu'une dizaine de raffineries aujourd'hui en France, trois fois moins qu'en 1980 et l'avenir est sombre.

Pourtant la consommation des voitures ne s'est pas réduite d'autant, loin s'en faut. L'an dernier, pour la première fois depuis 2008, elle a reculé de 1,2 % en moyenne. Les ventes d'essence ont reculé de 6 et demi pour cent alors que celles de gazole se sont stabilisées. En France, le gazole représente 82 % des carburants. Ce qui s'explique par les taxes qui sont moins élevées. Du coup, depuis trente ans, les constructeurs automobiles ont proposé de plus en plus de diesel, y compris pour les plus petits modèles. A tel point qu'aujourd'hui les trois quarts des voitures françaises sont des diesel. Donc il faudrait produire plus de gazole Sauf que ce n'est pas possible. On ne peut pas beaucoup varier la proportion des produits qui sortent d'une raffinerie. En France, un peu moins de 30 % de leur production c'est du gazole, le reste étant composé de l'essence, du kérosène et du fioul. Et comme la production française ne suffit pas, presque un tiers du gazole est importé. L'essence excédentaire doit être exportée mais les perspectives sont mauvaises. Notamment depuis que les Etats-Unis imposent une part croissance d'éthanol dans l'essence pour réduire leurs importations.

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