Replay du jeudi 1 janvier 1970

L'indication géographique protégée

Benoît Hamon présente aujourd'hui une partie du projet de loi sur la consommation qui porte sur les indications géographiques protégées. L'idée c'est d'étendre de permettre aux produits manufacturés de bénéficier de cette appellation pour se protéger contre les copies faites ailleurs.

L'indication géographique protégée
L'indication géographique protégée

Aujourd'hui, rien ne permet de garantir aux consommateurs que la porcelaine de Limoges qu'il achète vient bien de Limoges ou que les couteaux Laguiole ont effectivement été fabriqués dans l'Aveyron. C'est d'ailleurs cette commune qui avait tiré la sonnette d'alarme à propos des couteaux importés de Chine mais étiquettés Laguiole. Elle voulait déposer son nom comme une marque pour s'en prémunir. Aujourd'hui en Europe il existe trois labels, l'appelation d'origine contrôlée, l'indication géographique protégée et la STG spécialité traditionnelle garantie mais ils ne concernent que les produits agricoles ou alimentaires. Comment cela va se passer Chaque région pourra mettre au point un cahier des charges précis et c'est l'Institut national de la propriété industrielle qui délivrera le sésame. Dont devraient bénéficier par exemple le savon de Marseille, la dentelle du Puy, le granit breton, la tapisserie d'Aubusson ou les mouchoirs de Cholet pour ne citer que quelques exemples. En 1995 déjà, une étude du ministère des finances soulignait qu'une centaine de produits étaient concernés en France, chiffre qui a été confirmé en 2011. Le label devrait non seulement les protéger contre les copies mais aussi doper leurs exportations.