Replay du lundi 28 octobre 2013

Actu conso. La vente de cigarettes à l’unité

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Avec la crise, la vente de cigarettes à l'unité fait un retour marqué dans les grandes villes. Et plus seulement à la sauvette, dans la rue mais aussi dans certains commerces. Cette pratique est pourtant illégale.

La vente de cigarettes à l'unité fait un retour marqué
La vente de cigarettes à l'unité fait un retour marqué © Fotolia

La loi est on ne peut plus claire. La vente de tabac est un monopole d'Etat et seuls les buralistes ont le droit de vendre des cigarettes, avec quelques bars et restaurants. Sauf que dans nombre de quartiers, il est difficile de trouver un buraliste ouvert après huit heures du soir. D'où la tentation pour les épiceries ouvertes la nuit d'avoir quelques paquets sous le comptoir pour les clients en manque de nicotine. Des paquets revendus un peu plus cher, entre 7 euros 50 et 9 euros.Mais on peut aussi acheter à l'unité Ce qui est aussi interdit. La loi interdit les paquets de moins de 20 cigarettes au motif que comme c'est moins cher, cela facilite l'accès des jeunes au tabac. Et c'est vrai que nombre d'adultes ont commencé dans les années 60 avec ce que l'on appelait les P4, des paquets de 4 cigarettes vendues pour 18 centimes de franc. Les fabricants ont ensuite lancé des paquets de dix cigarettes, toujours pour pouvoir afficher un prix d'appel. Des paquets qui ont été interdits en 2003. Mais aujourd'hui, vu le prix des cigarettes, rares sont ceux qui osent demander une cigarette à un passant dans la rue. Les fumeurs occasionnels proposeront d'acheter une cigarette, à un passant ou à un épicier. Et ces fumeurs là ne sont pas forcément mineurs.