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Actu conso. Le co-voiturage

La Direction de la consommation et de la répression des fraudes annonce qu'elle va se pencher sur le dossier du co-voiturage
La Direction de la consommation et de la répression des fraudes annonce qu'elle va se pencher sur le dossier du co-voiturage © Fotolia.com

En pleine journée de manifestations des taxis contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur, la Direction de la consommation et de la répression des fraudes annonce qu'elle va se pencher sur le dossier du co-voiturage. Et tout particulièrement sur le co-voiturage lucratif

Cette annonce fait suite au lancement d'un nouveau service à Paris par la société américaine Uber. C'est une application qui met en relation des conducteurs et des personnes qui cherchent un moyen de transport. Tout particulier peut s'improviser chauffeur avec sa propre voiture. Il suffit d'avoir 21 ans, un permis de conduire depuis au moins trois ans et un casier judiciaire vierge. Le chauffeur est rémunéré 4 euros minimum par trajet, plus 35 centimes par minute ou 80 centimes du kilomètres. Bref le même schéma que pour les taxis traditionnels. On est donc loin du co-voiturage citoyen où les frais sont partagés. Cette activité pourrait bien être illégale selon la DGCCRF et valoir un million et demi d'euros d'amende à ceux qui la pratiquent. La répression des fraudes veut donc établir clairement la différence entre un transport public non autorisé et le co-voiturage qui lui a été légalisé par la Cour de cassation en mai 2013.