Replay du mardi 25 février 2020

A fond la haine / Épisode n°2 : Amour, jalousie et haine (Affaire Albert Moulie)

Les années 60, les mésaventures d’un postier palois, artiste peintre à ses heures, qui va hélas faire la Une de l’actualité à la page faits divers. Le jeune homme tombe follement amoureux d’une enseignante du collège de Mauléon mais l’idylle naissante ne se déroule pas comme il l’avait prévu...

De la jalousie à la haine...
De la jalousie à la haine... © Getty

Albert Moulie a fait la connaissance de Marguerite, quelques mois auparavant, lors d’un repas de noces. Sa grande sœur vient de s’unir en mariage avec le frère de l’enseignante. Albert pense avoir trouvé celle qui deviendra son épouse. Dès cet instant, l’enseignante au sourire si doux occupe le plus clair des pensées d’Albert. L’amant a certes tenté de lui déclarer sa flamme. Mais rien n’y a fait. Marguerite a été claire et ferme. Elle n’éprouve aucun sentiment pour lui. Elle en aime un autre avec lequel elle songe à se marier. Cet autre, c’est André, un dessinateur de 25 ans habitant le village de Sault-de-Navailles. Impensable pour le préposé des postes dans la tête duquel tout s’embrouille. Chaque jour, chaque nuit, Albert rêve de Marguerite à tel point qu’il en devient immensément jaloux. A l’hiver 1965, le jeune facteur apprend que l’élue de son cœur va se fiancer avec André. Insidieusement, Moulie va basculer de la jalousie à la haine. 

L’affaire commence, de façon dramatique…

Dimanche 6 février 1966, un beau soleil d’hiver illumine les sommets du Béarn. Le cinéaste Roger Vadim en profite pour tourner, à Lacq, l’une des scènes de son prochain film, La Curée. Il est midi. Au village de Saint-Goin, Marguerite et ses proches s’apprêtent à déjeuner sous le toit de l’habitation familiale. La jeune femme a invité à sa table celui avec lequel elle songe à se fiancer. On mange, on boit, on plaisante. L’ambiance est conviviale et chaleureuse. Vers 15h, Marguerite et André se lèvent de table. Pourquoi ne pas profiter du soleil pour aller marcher ? Les deux amants ignorent qu’à une centaine de mètres de là, un véhicule Simca de couleur bleue est stationné sur le bas-côté, moteur et feux éteints. Un jeune homme à lunettes scrute le portail de la maison familiale. Ses mains sont rivées sur le volant. Cet homme, c’est Albert. Dans un instant, l’artiste peintre va, hélas, ajouter une triste corde à son arc en devenant un meurtrier…