Replay du mardi 22 décembre 2020

Affaire Léon Uthurburu - Léon, le bienfaiteur / épisode n°2 : Léon, le millionnaire

C’est l’histoire d’un jeune souletin né à Barcus et parti faire fortune en Équateur, en 1823. Comment Léon Uthurburu va-t-il connaître fortune et gloire ? Direction la République d’Équateur, quelque part en Amérique du Sud…

Une retraite de rêve aux Galapagos pour Léon Urthurburu ?
Une retraite de rêve aux Galapagos pour Léon Urthurburu ? © Getty - Whitworth Images

Équateur. Bienvenue dans ce territoire d’Amérique du Sud niché entre Pérou et Colombie, baigné à l’ouest par les eaux du Pacifique. C’est ici que l’homme d’affaires souletin fera fortune. Léon Uthurburu commence par acquérir un patrimoine immobilier considérable dont les célèbres Moulins de Guayaquil, au sud de la Capitale. Grâce à son entregent, le Basque devient un homme en vue. Les milieux politiques ne tardent pas à courtiser celui que l’on baptise respectueusement Don Uthurburu. Notabilité oblige, l’ancien fils de fermier devient Vice-consul de France, dans la ville de Guayaquil ! Devenu un marchant madré, il croise sur sa route des commerçants influents, mais aussi des personnages à la sulfureuse réputation. Ainsi, fait-il la connaissance de l’un des piliers du régime équatorien, le Général Villamil. Ce militaire rêve de prendre le pouvoir au moyen d’une insurrection militaire. Il lui faut donc beaucoup d’argent.

Peu de scrupules

Après tout, les affaires sont les affaires ! Ce général Villamil nourrit certes de grands projets pour son pays. Mais il n’a pas un sou en poche pour financer sa révolution. Qu’à cela ne tienne. Uthurburu va lui prêter de quoi réaliser ses projets, moyennant quoi Villamil lui cèdera l’île Floreana, un morceau de terre situé sur l’océan Pacifique et dont le révolutionnaire équatorien affirme qu’elle lui appartient. Marché conclu. Voilà comment le souletin hérite de cette île décrite, à l’époque, comme la plus florissante de l’archipel des Galapagos. Uthurburu s’y rend à trois reprises. La petite colonie d’habitants, principalement originaires de Suède, l’accueille en grande pompe. Alléché par ce vaste domaine truffé de plantations où l’on cultive la noix de coco et les orangers, Léon songe aussi à sa retraite. Pour ses vieux jours, il décide d’y construire une imposante hacienda.