Replay du vendredi 25 décembre 2020

Affaire Léon Uthurburu - Léon, le bienfaiteur / épisode n°5 : Cadeau de papier

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L’extraordinaire cadeau fait à la commune de Barcus par un habitant parti faire fortune en Équateur au 19 ème siècle et revenu à la fin de sa vie. Léon Uthurburu fait don d’une île située au large des Galapagos. Autant dire que cette histoire finit par intriguer en haut lieu ...

L'archipel des Galapagos restera un territoire de rêve
L'archipel des Galapagos restera un territoire de rêve © Getty - Wolfgang Kaehler

Au Ministère des Affaires Étrangères, un fonctionnaire scrute le dossier à la loupe. Il tombe tout d’abord sur une lettre écrite, en juillet 1844, depuis l’Équateur par le vice-consul de France, un certain Léon Uthurburu. Le Diplomate basque signalait au Ministre chargé des relations étrangères que le gouvernement du Roi Louis-Philippe pourrait réaliser une belle affaire en se portant acquéreur des îles Galapagos. Visionnaire, Uthurburu imagine qu’un jour, on percera à Panama, un canal qui reliera les deux océans. Ces îles seraient une étape de choix pour les bateaux reliant les Antilles à Tahiti… Le Consul au nom basque insiste : « L’Équateur est au bord de la faillite. Cette occasion en or ramènera beaucoup d’argent à la France ». Acheter les Galapagos ! Voilà une idée saugrenue qui vaut au jeune Consul d’être considéré pour un hurluberlu par le Ministère Parisien. Jamais Léon Uthurburu ne recevra la moindre réponse…

Puisque Paris n’en veut pas, achetons-la !

L’homme d’affaires finit par se porter personnellement acquéreur de cet archipel connu pour abriter des terres volcaniques, des tortues géantes et des iguanes marins. À la mort de l’Oncle Léon, la Commune de Barcus remue ciel et terre pour faire valoir ses droits. Mais il y a un obstacle de taille : quelle valeur avait donc le bout de papier remis au marchand basque par ce Général Villamil ? Comprenez : la donation, était-elle solide ? Au début des années 80, le Maire de l’époque appelle à l’aide le Sénateur basque du Nevada, Paul Laxalt, qui est l’un des proches conseillers du Président Américain Ronald REAGAN. Sans succès. Encore une fois. À Barcus, c’est la résignation. Chacun devine que l’île FLoreana, surnommée l’île des pauvres, n’appartiendra sans doute jamais à la commune Souletine. Une chose est sûre : elle appartient à son histoire. Tout comme son bienfaiteur, Léon.

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