Replay du mercredi 21 octobre 2020

Affaires Classées

Octobre 2010, un cadre Palois de la Société Total accuse la Société Générale d’avoir failli à la surveillance de son coffre-fort, au sein de l’Agence Paloise Foch. Huit lingots d’or auraient disparu… La Police Judiciaire mène l’enquête.

des lingots ont disparu, la Police mène l'enquête - photo d'illustration
des lingots ont disparu, la Police mène l'enquête - photo d'illustration © Getty

Les enquêteurs Palois de la PJ passent l’établissement bancaire au peigne fin. Selon les employés, aucun incident ne s’est produit récemment au sein de l’agence Foch. Le directeur répète à l’envie que la seule clef que ses collaborateurs détiennent, c’est celle donnant accès à la salle des coffres. Ensuite, c’est le client, et lui seul, qui dispose du sésame déverrouillant son coffre. Discrétion oblige, la banque ignore tout du contenu des coffres. Lorsqu’un client se présente, sa venue est consignée sur un registre qu’il signe. Les Policiers examinent aussitôt le fichier-visiteurs à la loupe. Entre le 7 octobre 2008, date d’ouverture du coffre, et le 4 octobre 2010, date de constatation du vol, le client n’est venu qu’une seule fois, en août 2009. En aurait-il profité pour retirer les huit lingots d’or en catimini ? Faux, selon le plaignant qui affirme qu’une caméra scrute les faits et gestes des visiteurs. Il y a bien une caméra. Mais elle était en panne.

Après six mois d’enquête, la PJ rend sa copie au Juge d’instruction. Les recherches s’achèvent dans une impasse. De deux choses l’une. Soit les plaignants ont inventé cette histoire de toute pièce, soit c’est un vol. Une chose est sûre : les huit lingots ont été acquis auprès de la Société Générale, en octobre 2008. Ensuite, c’est la zone d’ombre. Ont-ils été déposés dans le coffre ou bien le couple les a-t-il discrètement emportés ? Le client jure ses grands dieux qu’il les y a enfermés. Mais, rien ne permet de le vérifier. Autre hypothèse, le vol par un employé de l’agence. Impossible, selon la banque qui rappelle que toute visite en salle des coffres est consignée sur un registre. Le couple Italo-Argentin ignore pourtant un détail. Un mois plus tôt, la banque a fait ouvrir ce coffre, et quelques autres, sous le contrôle d’un huissier et d’un serrurier. Histoire de faire l’inventaire des coffres non réclamés. L’huissier de justice est formel : le coffre était vide.

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