Replay du mardi 29 décembre 2020

Affaires classées, Noël au balcon, Pâques en prison / épisode n°2 : Noël rouge sang.

A l’hiver 1983, un drame secoue le petit village d’Osse en Aspe le soir de Noël : un meurtre vient de se produire dans une maisonnette située au centre du village. Un quadragénaire aurait abattu son frère d’un coup de fusil à bout portant…

Le coup de trop, le coup de sang et le coup de feu.
Le coup de trop, le coup de sang et le coup de feu. © Getty - Sami Sert

Dans la nuit, les enquêteurs arrivent d’Oloron Sainte Marie et de Pau, suivis du substitut du procureur de permanence, Jean-Louis Lecue. Ils trouvent face à eux un homme aussi prostré qu’alcoolisé. Les gendarmes vérifient son imprégnation. Le meurtrier présumé affiche 2,80 grammes d’alcool dans le sang ! Sa victime allongée dans la cuisine fait presque aussi bien : 2,45 grammes ! Impossible pour l’instant d’entendre le suspect numéro un qui devra d’abord être placé en dégrisement avant qu’on ne commence à l’interroger. Marie, la mère de famille, est sous le choc. La solide octogénaire explique qu’une fois de plus, Jean et Joseph se sont fâchés après le dîner du soir. Alors qu’elle s’était rendue dans la grange attenante, histoire de récupérer quelques buches de bois destinées à alimenter le foyer de la cheminée, le ton serait monté entre les deux frères. Des mots. Des chaises bousculées au sol. Puis une détonation. Et le silence…

Un ballet des gyrophares bleus. 

Jusqu’à l’instant où Jean Sauveur-Gonzalez, ce quadragénaire habituellement affalé au comptoir du bar, sort menottes aux poignets pour être conduit à la gendarmerie du canton. Lundi 26 décembre, le meurtre survenu la veille occupe toutes les discussions. « Ça devait finir ainsi » selon plusieurs voisins qui racontent que les deux frères passaient leur temps à s’alcooliser et à se chamailler pour des peccadilles. Dans ce paisible village de montagne où jamais rien ne se passe, la population hésite entre chagrin, étonnement et incompréhension. « Qui va aider Marie maintenant ? » demandent ses proches. En cette soirée de Noël, la vieille femme a perdu deux de ses fils : Jean, suspecté de meurtre, et Joseph, qui sera autopsié à Pau. Veuve d’un émigré espagnol, elle a élevé onze enfants sous le toit de sa maisonnée. Marie vivra dorénavant seule.

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