Replay du lundi 1 mars 2021

L'affaire Désiré Landru : Désiré, épisode n°1 le procès du siècle

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Il y a un siècle s’ouvrait à Versailles, le procès du célèbre tueur en série, Henri-Désiré Landru. L’une de ses onze victimes était originaire d’Oloron Sainte Marie. Comment cette veuve quadragénaire est-elle tombée entre les griffes de celui que la presse baptisait le Barbe Bleu de Gambais ?

Désiré Landru lors de son procès
Désiré Landru lors de son procès © Getty - Topical Press Agency

Vendredi 8 novembre 1921, un titre domine l’actualité en France : le procès d’Henri-Désiré Landru vient de s’ouvrir devant la cour d’assises des Yvelines. La justice accuse ce quinquagénaire barbu d’avoir profité de la grande Guerre pour assassiner onze femmes qu’il aurait ensuite incinérées à son domicile, en région parisienne. L’évènement est de taille. La presse nationale et internationale a fait le déplacement. 85 journalistes couvrent ce qui est l’un des procès majeurs du 20ème siècle. Durant trois semaines, 150 témoins viendront déposer à la barre. Dès l’aube, une foule déchaînée se bouscule aux portes du tribunal de Versailles. Chacun espère apercevoir, LE Monstre. Dans le public, il y a des anonymes et des visages connus. Le gotha mondain de l’époque accourt : on aperçoit Mistinguett, Raimu, Colette, l’épouse d’un Ministre, le Prince héritier de Perse, la Princesse de Grèce et des proches du Prince de Monaco.

Dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, l’affaire Landru intéresse

De ce côté-ci des Pyrénées, l’affaire Landru passionne aussi la presse et ses lecteurs. L’une de ses onze victimes, Thérèse Laborde, est en effet originaire d’Oloron Sainte Marie. Que sait-on d’elle ? Thérèse a vu le jour le 12 août 1868, dans la province de Buenos-Aires, en Argentine. Ses parents, Jean et Madeleine Turan, sont de vaillants béarnais natifs du village de Lay-Lamidou, dans le canton de Navarrenx. Comme beaucoup, ils ont tenté l’exil en Amérique du Sud, rêvant là-bas d’une vie meilleure. Quelques années plus tard, le jeune couple rentre au pays, avec leur fillette. Thérèse grandit en Béarn. Elle est encore mineure lorsqu’en juin 1886, elle s’unit en mariage, devant Monsieur le Maire d’Oloron, avec Adrien Laborde, un aubergiste installé en Haut-Béarn. Un fils naît rapidement de cette union. Hélas, le mari meurt de maladie. Thérèse se retrouve veuve jeune, à quarante ans. L’envie la traverse de construire sa vie très loin d’ici.

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