Replay du mardi 2 mars 2021

L'affaire Désiré Landru : Désiré, épisode n°2 destination Paris

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Il y a un siècle s’ouvrait le procès de Landru, un quinquagénaire que la justice accuse d’avoir assassiné onze femmes. L’une de ses victimes était originaire d’Oloron Sainte Marie. Veuve à quarante ans, Thérèse Laborde songe à quitter le Haut Béarn pour la Capitale.

Paris où Thérèse Laborde rencontre un certain Monsieur Cuchet
Paris où Thérèse Laborde rencontre un certain Monsieur Cuchet © Getty - ZU_09

La jeune femme se sent bien seule à Oloron. Son unique fils vit à Paris où il vient d’être nommé Commis des Postes. Juin 1911, Thérèse décide de le rejoindre. Elle plie bagage et rassemble ses quelques meubles et ses économies. Une nouvelle vie commence. Thérèse prend ses quartiers dans le modeste appartement que son fils loue, 95 rue de Patay, dans le 13ème arrondissement de la capitale. Les retrouvailles seront de courte durée. Le fiston est muté à Nancy, en Lorraine. En Août 1914, la guerre éclate. Pour survivre, Thérèse décroche de petits boulots. Mais les offres sont rares. En mars 1915, elle tente sa chance en passant une petite annonce dans un quotidien Parisien. Prudente, Thérèse use d’un pseudonyme (Mme Raoul) afin de préserver son anonymat. Un boulot de dame de compagnie lui conviendrait bien. Quelques propositions lui parviennent, mais rien de concluant. Un jour, un homme se présente.

Mais qui est ce visiteur ?

C’est un monsieur barbu, de petite taille, qui pousse la lourde porte de l’immeuble de la rue Patay. Il scrute les boîtes aux lettres. Il n’y a aucune Madame Raoul. Et pour cause... L’inconnu toque à la porte de la concierge qui court prévenir Thérèse Laborde. Le visiteur se présente. Il dit se nommer Monsieur Cuchet et affirme rechercher une employée de maison pour son domicile, situé dans les Yvelines. L’offre est providentielle dans un Paris plongé en pleine guerre Mondiale. Ravie, Thérèse ne remarque même pas un détail. L’inconnu scrute avec insistance le mobilier qui garnit l’appartement. « Vivez-vous seule ? », demande-t-il. Sans se méfier, la jeune veuve livre le récit de sa vie : le décès de son époux, la mutation de son fils à Nancy, et ses peines de cœur… Affaire conclue. Dès le mois prochain, Thérèse sera rémunérée, logée et blanchie sur son nouveau lieu de travail. La jeune veuve n’imagine pas un instant le funeste destin qui l’attend.

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