Replay du vendredi 30 octobre 2020

L’Affaire du Crash du Constellation, Consternation, épisode n°5 : Erreur sur la Fréquence

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Le 27 octobre 1949, l’avion Air France reliant Paris à New-York s’écrasait au large de l’Ile des Açores. Il y avait, à son bord, le champion du Monde de Boxe et aussi cinq jeunes bergers originaires des Aldudes. Que sait-on des causes de cet accident ?

Santa-Maria aux Açores, la destination initiale de ce vol
Santa-Maria aux Açores, la destination initiale de ce vol © Getty - DEA / C. SAPPA

A Paris, le Ministre des Transports exige l’ouverture d’une enquête administrative. La tâche des experts est rude à leur arrivée sur l’île des Açores. Selon les autorités Portugaises, le choc de l’avion contre le sommet de la montagne a été si violent que les débris des instruments de navigation sont quasi-inexploitables. La Commission d’enquête s’intéresse d’abord à l’appareil. Le Lockheed Constellation semble à priori hors de cause. Sorti de l’usine dix-huit mois auparavant, ce monstre de métal, baptisé « le plus bel avion de ligne jamais construit », était régulièrement contrôlé par les personnels d’Air France. En outre, il était équipé des meilleurs systèmes de navigation de l’époque. Il faut donc chercher ailleurs. Quid de l’équipage ? Le commandant de bord totalisait déjà 6.700h de vol, dont 41 trajets sur la ligne reliant Paris à New-York. Aux yeux des experts, le personnel à bord était de qualité. Il y a donc une autre explication

Est-on parvenu à connaître la vérité sur les causes du drame ?

A force d’analyses, les spécialistes aéronautiques pensent tenir la clef de l’énigme : en signalant, à 2h51, qu’il avait la piste d’atterrissage en vue, le pilote se serait trompé d’aéroport. Croyant approcher de celui de Santa-Maria, aux Açores, il approchait en réalité la piste de Sao-Miguel, à 80 kilomètres de là. Or, le relief de l’île voisine est bien plus escarpé. L’équipage, qui naviguait à vue, n’a donc pas repéré ce promontoire de 1.000 mètres d’altitude qui se dressait face à lui. La collision devenait dès lors inévitable. Comment diable une telle méprise a-t-elle été possible ? la faute à un mauvais signal radio. Une interférence entre la fréquence des deux aéroports voisins aurait induit l’équipage en erreur. Point final d’un drame encore présent dans beaucoup de mémoires au Pays Basque. L’histoire des migrations est aussi vieille que l’humanité. Comme beaucoup, les cinq garçons avaient rêvé de s’envoler ailleurs. Ils se sont hélas brûlés les ailes.

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