Replay du mercredi 20 mai 2020

Bienvenue chez le Diable / Épisode n°3 : Pièces à convictions (Affaire Liron-Silva)

C’était il y a 90 ans, en mars 1930, deux pêcheurs découvrent un bras et une jambe démembrés dans le lit de la Nivelle. L’enquête débute aussitôt. Le lendemain, deux témoins livrent d’étranges révélations sur un employé du restaurant du Golf.

A Ciboure, le Diable se niche dans les détails pour les enquêteurs...
A Ciboure, le Diable se niche dans les détails pour les enquêteurs... © Getty

Sans désemparer, les gendarmes de la Cité Corsaire explorent la piste que ces deux témoins providentiels viennent de leur offrir sur un plateau. Première question : le bras et la jambe découverts dans le lit de la Nivelle appartiennent-ils à José Gomez ? C’est probable. Le trentenaire semble avoir disparu depuis une vingtaine de jours. Personne ne l’a revu à son travail. Étonnamment, sa concubine, la fameuse Maria qui se nomme en réalité Jésusa Liron-Ochoa, s’est bien gardée de signaler sa disparition soudaine à la gendarmerie… Bizarre. Seconde question : pourquoi l’amant de Maria s’est-il laissé aller à d’aussi imprudentes confidences à son chef de cuisine ? Pour y répondre, il faut l’interpeller et le placer en garde à vue. Lundi 31 mars, il est 20h, les gendarmes déboulent au restaurant du Golf de la Nivelle. « Miguel Silva ? Suivez-nous, vous êtes en état d’arrestation ! ». La perquisition de sa chambre à coucher débute. Elle va livrer les clefs du crime.

Les enquêteurs feront-ils une découverte intéressante durant cette perquisition ?

En fouillant la chambre de bonne que Miguel Silva occupe à ras des toits, les enquêteurs mettent la main sur un veston tâché de boue et de sang, ainsi que sur une scie à métaux ! Tiens donc… Le suspect est aussitôt conduit à la gendarmerie luzienne. La nuit qui commence promet d’être longue. Au même instant, un ami du présumé disparu achève son audition. L’homme se nomme Diaz. Cet ouvrier pêcheur loue une pièce à la villa Ongi-Etorri, là-même où José Gomez, le présumé disparu, et Jésusa (alias Maria), sa compagne, habitent à l’étage. Un gendarme lui présente la manche de tricot et la boutonnière découvertes la veille, avec la main démembrée, dans la Nivelle. Le témoin est formel : ce sont les vêtements que Gomez porte habituellement. Et justement ! Voilà vingt jours que lui aussi n’a plus revu José. Les gendarmes tiennent maintenant le nom du noyé coupé en morceaux. Il reste à cuisiner son présumé meurtrier pour qu’il avoue...