Replay du jeudi 24 septembre 2020

Cinq ans sous terre, épisode n°4 : dette de coke (affaire Anouar Zehti)

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Il y a 10 ans, un homme habitant Orthez disparaissait soudainement. Les Gendarmes privilégiaient l’hypothèse d’un meurtre crapuleux, mais sans véritable preuve. Il faudra attendre 5 longues années pour que la vérité éclate.

David est derrière les barreaux. Le 8 mai, le jeune homme craque, il est maintenant prêt à révéler toute la vérité.
David est derrière les barreaux. Le 8 mai, le jeune homme craque, il est maintenant prêt à révéler toute la vérité. © Getty - Atit Phetmuangtong / EyeEm

Mai 2015, cinq années ont passé depuis l’inexplicable disparition d’Anouar Zehti. Certains s’imaginent que l’affaire est oubliée, grossière erreur. A Pau, les limiers de la Section Recherches rassemblent une à une les pièces du puzzle. Dimanche 12 septembre 2010, Anouar avait rendez-vous à 17h avec David, son unique acheteur de produits stupéfiants. Ça tombe bien : ce jeune homme avait été interrogé, une semaine plus tard, à la brigade d’Orthez. L’air de rien, il avait confié à l’époque qu’Anouar et lui s’étaient croisé par hasard sur la RN 117, à Mont. Mais, le témoin n’a pas tout dit… Les gendarmes en savent maintenant bien davantage. Ils ont la preuve que David achetait de la cocaïne à Anouar Zehti. De la drogue qui alimentait des soirées festives en compagnie de deux proches amis, Christian et un autre prénommé David. Une drogue que le trio tardait à rembourser. A tel point qu’Anouar en devenait très menaçant.

Les gendarmes passent les comptes bancaires des trois suspects à la loupe. Bonne idée. Peu avant le fameux rendez-vous, les 3 consommateurs de coke vidaient leurs économies : 2.350€ au total. Il en manque donc la moitié. Côté téléphonie, les enquêteurs découvrent qu’avant de disparaître, Anouar harcelait David sur son portable. Pas moins de 30 appels passés depuis des cabines téléphoniques. Souvent, David évitait de répondre. Un silence qui met Anouar dans tous ses états au point qu’une semaine plus tôt, il menaçait physiquement son débiteur, accompagné d’un molosse venu jouer les gros bras. La boucle est maintenant bouclée. Le 4 mai 2015, le trio est interpellé au saut du lit. En garde à vue, ils jouent les durs à cuire. Aucun aveu ne filtre des longues heures d’interrogatoires. Déterminée, la Juge Isabelle Ardeef envoie David derrière les barreaux. Le 8 mai, le jeune homme craque. Il est maintenant prêt à révéler toute la vérité.

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