Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Fatale méprise
Fatale méprise © Getty

Fâcheux Hasard / Épisode n°1 : Fichu digicode (Affaire : Le meurtre du Campanile)

Diffusion du lundi 2 mars 2020 Durée : 2min

Dimanche 7 mars 2010, un artisan maçon habitant Itxassou est abattu au portail d’un hôtel de Bayonne. Deux suspects prennent aussitôt la fuite. La Police Judiciaire doit maintenant rechercher ce que cache ce drame inexplicable…

Dimanche 7 mars 2010, la nuit est calme à l’hôpital de Bayonne. Il est 1h17 du matin lorsque la ligne d’urgence du 15 crépite. Au bout du fil, une femme en pleurs demande l’intervention immédiate du SAMU. Elle explique que son compagnon est grièvement blessé. Un inconnu lui aurait tiré une balle en pleine tête. L’opérateur tente de localiser l’appel. C’est à Bayonne que ça se passe, dans une allée menant au portail de l’hôtel Campanile, près du rond-point du Grand Basque. Le régulateur du SAMU donne aussitôt l’ordre de départ. Quelques minutes plus tard, l’ambulance arrive sur place. Le médecin se penche sur le malheureux. Un homme âgé d’une quarantaine d’années gît au sol. Il est inconscient. Une plaie sanglante macule son oreille droite. Le diagnostic de l’urgentiste est sombre. L’homme est quasi-mourant. Après les premiers gestes de réanimation, le malheureux est conduit aux urgences de l’hôpital de la côte basque.

La police ne tarde pas à arriver afin de comprendre ce qui vient de se passer...

La police arrive sur place. Selon les premiers renseignements, la victime se prénomme Charles. C’est un quadragénaire, artisan maçon au village d’Itxassou. Le chef de patrouille écoute et note consciencieusement les propos de Féryal, la jeune femme qui a donné l’alerte. Elle est l’unique témoin du drame. La dame affirme être la maîtresse de la victime. Ensemble, ils ont dîné dans un restaurant de Biarritz et s’apprêtaient à terminer la nuit dans une chambre de l’hôtel Campanile. A la sortie du rond-point, Charles a emprunté l’allée conduisant au portail. Une Peugeot 407 noire bloquait l’accès. Son chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années, semblait s’énerver face au digicode car le portail n’ouvrait pas. Charles est descendu. Il a tenté de l’aider. Le ton serait monté. L’automobiliste aurait alors ouvert son coffre avant de s’emparer d’un pistolet. Il a ensuite abattu le malheureux avant de prendre la fuite. Que cache ce drame ?...

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