Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Les limiers de la PJ sur la trace des meurtriers
Les limiers de la PJ sur la trace des meurtriers © Getty

Fâcheux Hasard / Épisode n°2 : la Traque (Affaire : Le meurtre du Campanile)

Diffusion du mardi 3 mars 2020 Durée : 2min

Dans la nuit du 6 au 7 mars 2010, un artisan originaire d’Itxassou est abattu d’une balle en pleine tête à la porte d’un hôtel bayonnais. Le suspect est en fuite. Une longue enquête criminelle commence...

Ce drame sanglant a tout l’air d’un meurtre. En pleine nuit, le substitut du procureur bayonnais confie l’enquête à la PJ. Les limiers de la Crim' doivent maintenant élucider pourquoi une banale dispute entre deux automobilistes s’est soldée par un bain de sang. Premier acte : identifier l’auteur en fuite. Hélas, aucun témoin n’a relevé la plaque du break 407 noir en fuite. Les experts de la Scientifique ratissent la scène de crime en quête d’une empreinte, d’une douille, ou d’une trace de sang. Ils mettent la main sur une pince de jardinage jetée au sol. Au cas où, elle est placée sous scellés. Féryal, le témoin n°1, est longuement interrogée à l’hôtel de police. Le drame s’est joué si vite qu’elle n’a rien compris à ce geste meurtrier. Deux clients de l’hôtel sont entendus à leur tour. Depuis leur balcon, ils ont entendu des éclats de voix puis un grand boum. Ils se sont immédiatement portés au secours de la victime. Hélas, le meurtrier venait de quitter les lieux.

La police tente de résoudre l’énigme en recourant aux bonnes vieilles méthodes de Maigret...

Comme souvent, le flair du policier est son meilleur allié. Si l’inconnu tentait d’ouvrir le portail de l’hôtel, c’est qu’il avait probablement réservé une chambre. La PJ passe le fichier clients au peigne fin. Bonne pioche. Quelques minutes avant le drame, un certain Régis Richard a réservé une nuitée pour deux personnes sur le site web du Campanile. Le réceptionniste est formel. Ce client ne s’est pas présenté à l’accueil ce soir. Il faut donc creuser la piste. Par chance, l’homme a laissé les références de sa carte bancaire. A force d’investigations, les enquêteurs identifient un certain Régis Richard, né en 1953. L’homme affiche un beau palmarès judiciaire. Il sort d’ailleurs à peine de prison. Malheureusement, son visage ne dit rien à Féryal, l’unique témoin du drame. Les policiers creusent encore. Là, surprise : un proche de Richard, un certain Jean-Claude Brunet, possède une 407 noire. Il pourrait bien être le suspect en fuite…

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