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L’affaire Alexandre Junca : le procès, épisode n°1 signé Mike

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Samedi 4 juin 2011, Alexandre, un adolescent palois disparaît subitement, à quelques mètres de son domicile. Trois jours plus tard, le fait-divers alimente toutes les conversations. Débute alors une exceptionnelle enquête policière. Dix ans après, retour sur l’affaire Alexandre Junca.

Les parents d'Alexandre Junca devant la photo de leur fils
Les parents d'Alexandre Junca devant la photo de leur fils © Radio France

L’année 2011 s’achève. L’enquête semble au point mort. La vingtaine de policiers affectés à la cellule Alexandre ne ménage pourtant aucun effort : 1 300 auditions et plus de 400 perquisitions. Les endroits clefs de l’affaire ont été explorés. Sans résultat pour l’instant. A l’institut médico-légal de Bordeaux, les experts dégagent une première piste. L’examen des restes d’Alexandre révèle que l’adolescent est possiblement décédé des suites de coups portés au visage et au crâne. Comme s’il avait été frappé de face à l’aide d’un marteau ou d’une masse. Un détail capital, certes, mais insuffisant à désigner le ou les coupables. Au cas où, juges et enquêteurs élargissent les investigations à la recherche d’un cas similaire en Europe. Sans succès. Une fois les expertises achevées, le corps d’Alexandre est enfin restitué. 2 juillet 2012, c’est dans une ville en état de choc que parents et amis accompagnent l’ange aux yeux bleus en son ultime demeure.

Et pendant ce temps, la police poursuit un travail de titan à la recherche du moindre indice…

A la police judiciaire, on examine des milliers et des milliers de listings téléphoniques. Avec l’espoir d’identifier qui gravitait entre 22h51 et 23h02, ce maudit 4 juin 2011, dans un triangle allant de l’agence postale, rue Carnot à Pau, au lieu de découverte de son vélo et jusqu’au domicile du papa d’Alexandre. Un travail de bénédictin pour le jour où une piste sérieuse se dessinera. Les mois passent. Décembre 2012, c’est le coup de chance. Pour la première fois, la maman d’Alexandre lit mot à mot ces milliers de messages de condoléances déposés par des palois anonymes sur le registre ouvert à l’Hôtel de Ville. Elle tombe soudain sur une inscription plutôt énigmatique : « celui qui t’a fait ça gît sous terre ». Signé Mike le SDF. Tiens… Qui est ce Mike ? Sans attendre, Valérie Lance apporte le registre aux enquêteurs. La piste des marginaux du centre-ville, voilà bien longtemps qu’ils y avaient songé. Mais rien n’avait fuité. L’enquête rebondit. Et pour de bon !