Replay du lundi 29 mars 2021

L’affaire des feux de discothèques : série Noire, épisode n°1 une main criminelle

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Août 2010 et mars 2011, deux boites de nuit de la banlieue paloise crament en pleine nuit. Pour les experts, il n’y a aucun doute : ces deux incendies sont bien d’origine criminelle. L’enquête débute. Qui se cache donc derrière cette guerre des discothèques ?

Les pompiers interviennent rapidement sur les lieux de l'incendie
Les pompiers interviennent rapidement sur les lieux de l'incendie © Getty - Lisay

Samedi 19 mars 2011, il est 4h15 du matin. Le Centre Opérationnel de la Gendarmerie, à Pau, est alerté qu’un incendie ravage la discothèque Le Palacio, sur la commune de Sauvagnon. Une patrouille de la brigade de Lescar se met en route. Lorsque les deux militaires empruntent la voie départementale menant à l’aéroport, ils voient au loin d’imposantes flammes qui dévorent cette bâtisse bien connue des noctambules. Une quinzaine de soldats du feu est à pied d’œuvre. Deux heures plus tard, le sinistre est maîtrisé. Le jour se lève. Il n’y a fort heureusement aucune victime à déplorer. Mais les dégâts matériels semblent majeurs. Selon l’officier des Sapeurs-Pompiers palois, le feu s’est déclaré aux environs de 3h45 du matin. C’est l’heure précise à laquelle le centre de télésurveillance a enregistré l’alarme incendie. Bizarrement, quelques instants auparavant, une première alerte signalait l’intrusion suspecte d’un individu dans le bâtiment.

Les Gendarmes font d’intrigantes découvertes sur place

Les premières constatations ne laissent aucune place au doute. Le feu a pris naissance dans les combles de la discothèque. Les gendarmes inspectent le toit. Plusieurs tuiles ont été déplacées par une main humaine qui a projeté un objet incendiaire à l’intérieur de la mezzanine. Arrivent ensuite les techniciens de l’identification criminelle et l’expert incendie du Laboratoire de police scientifique de Toulouse. Leurs narines ne résistent pas à l’évidence : ça pue l’essence ! Les prélèvements opérés sur place démontrent que du liquide inflammable a été aspergé en grande quantité. Pour les experts, la conclusion s’impose comme une évidence : la discothèque a été la cible d’un geste criminel. L’enquête débute. Les gendarmes passent les décombres au peigne fin. Hélas, le ou les incendiaires n’ont semé aucun indice derrière eux. Les enquêteurs commencent par s’intéresser au profil des propriétaires de l’établissement. Et là, surprise !...