Replay du vendredi 23 octobre 2020

L’Affaire des Lingots disparus, La Clef de l’Énigme, épisode n°5 : La clef unique

Retour ce matin sur cette incroyable affaire : en 2010, et 2014, deux couples Palois accusent la Société Générale, d’avoir mal surveillé leurs coffres forts, ouverts au sein de deux Agences Paloises. Des lingots et des pièces d’or auraient disparu sans autre explication.

Des pièces de collection et des lingots ont disparus à Pau - photo d'illustration
Des pièces de collection et des lingots ont disparus à Pau - photo d'illustration © Getty

Octobre 2014, la Société Générale reçoit la visite d’un Huissier de Justice. La banque est assignée par ses deux anciens clients devant le Tribunal Judiciaire de Pau. Sous la plume d’un seul et même avocat, les deux couples présentant l’addition à leur ancien banquier. Et elle sera salée.  D’un côté, Serge et Gabriela réclament réparation pour le vol de leurs huit lingots d’or. Acquis pour une valeur de 180.000€ en 2008, leurs propriétaires les évaluent, six ans plus tard, à près du double : 330.000€, auxquels s’ajouteront 50.000€ de préjudice moral, pour se consoler des désagréments causés. La surenchère est également de mise chez Céline et Didier. Pour la disparition de leurs 155 pièces d’or, ce couple palois exige 92.000€. Et une rallonge de 15.000€ en réparation de leurs tracas. Selon les plaignants, la Société Générale a fait preuve de légèreté blâmable dans la surveillance de ses salles de coffres Paloises. Elle doit maintenant réparer !

En apparence, l’affaire se présente mal pour la Banque rudement mise à mal durant l’affaire Jérôme Kerviel. Son avocat, le Bâtonnier Palois Gilbert Garreta, fait feu de tous bois. « Vous affirmez avoir été volés par votre banque : quelle preuve avons-nous que vos lingots ou vos pièces d’or y étaient encore ? ». L’argument fait mouche. Dans les deux cas, les plaignants ont, certes, acquis leurs lingots ou pièces d’or auprès de la Société Générale. Mais, ensuite, c’est le flou. Confidentialité oblige, la banque ignore le contenu de ses coffres. Faute d’inventaire ou de constat d’huissier, le doute existe. Le ténor Palois brandit la clef de l’énigme grâce à un argument magistral : une seule clef peut ouvrir le coffre. Cette clef unique, seul le client la détient. Conclusion : les lingots ou pièces d’or manquent à l’appel car leurs propriétaires les ont placés ailleurs. Les deux couples repartent bredouilles du Tribunal. Sans le moindre centime en poche.p

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