Replay du lundi 22 février 2021

L'affaire Emile Vial : deux hommes et une femme, épisode n°1 Hôtel Vauban

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En juillet 1983, un hôtelier bayonnais est assassiné de 4 balles à bout portant dans une chambre de son établissement, à quelques mètres de la gare ferroviaire. Les policiers ont quatre jours pour découvrir la clef de l’énigme : crime passionnel ou règlement de compte ?

Un couloir d'hôtel un peu vétuste
Un couloir d'hôtel un peu vétuste © Getty - Peter Cade

Aux environs de la gare de Bayonne, il existait autrefois un hôtel dénommé Le Vauban. L’établissement n’offrait certes pas le grand luxe mais l’adresse bon marché était connue des voyageurs en transit et des représentants de commerce. Au début des années 80, son tenancier se nomme Jacques Piquet. Agé d’une cinquantaine d’années, ce gaillard aux solides moustaches est une figure du quartier Saint-Esprit. Les policiers savent qu’il a le verbe haut et la main leste avec ceux qui l’ennuient. Certains de ses amis sont dans le collimateur des services de la police judiciaire. A l’époque, le Pays Basque subit une inquiétante vague de fusillades, d’explosions et d’enlèvements. Il se murmure que l’Hôtel Vauban abriterait parfois certains individus au profil plutôt louche. En cette soirée du dimanche 17 juillet 1983, l’hôtel affiche complet ! Il est environ 2 h du matin. Les occupants du 3ème étage sont soudain réveillés par un vacarme assourdissant.

Que se passe-t-il donc en cette nuit d’été ?

Plusieurs détonations retentissent dans l’une des chambres. Des coups de feu secs et répétés. Un puis deux clients ouvrent la porte afin de voir ce qui se passe. Sur le palier, une jeune femme aux pieds nus hurle à plein poumons tandis qu’un homme armé d’une carabine l’empoigne par les cheveux et l’entraîne à toute vitesse dans les escaliers. Au bas de l’hôtel, le quadragénaire au physique imposant l’installe de force dans son véhicule avant de démarrer en trombe. Quelques instants plus tard, la police arrive sur place. L’identité de la victime ne fait guère de doute. C’est Jacques, le patron de l’établissement. Il a été abattu de quatre balles tirées à bout portant. L’inspecteur de permanence devine qu’il a affaire à une exécution en règle. Du boulot de professionnel. L’arme du crime a disparu. Reste maintenant à identifier l’assassin et ses mobiles. La sulfureuse personnalité de la victime ouvre hélas de nombreuses pistes possibles.

épisode n°2, alerte à toutes les patrouilles
épisode n°3, la vengeance est un plat qui se mange froid
épisode n°4, femme fatale
épisode n°5, crime passionnel

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