Replay du mardi 23 février 2021

L'affaire Emile Vial : deux hommes et une femme, épisode n°2 alerte à toutes les patrouilles

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A l’été 1983, un homme de 37 ans exécute à coups de carabine Jacques Piquet, un patron d’hôtel bayonnais, qu’il suspecte d’être l’amant de sa compagne. Le drame s’est produit dans la nuit du 17 juillet. Aussitôt après, la police arrive sur place…

Pourquoi cette femme a disparu ?
Pourquoi cette femme a disparu ? © Getty - Victoria Ambrosi / EyeEm

Les enquêteurs explorent la scène de crime dans ses moindres détails. Le corps de Jacques Piquet baigne au milieu d’une mare de sang. Hélas, l’assassin n’a laissé sur place aucune empreinte digitale. Un témoin au sommeil plus léger rapporte que l’assassin a défoncé la porte de la chambre avant d’ouvrir le feu. Détail exact : l’inconnu s’est emparé de l’extincteur de l’étage pour exploser la serrure. Le vacancier se souvient que l’homme a hurlé : « il m’a volé ma femme et ma fille, il va me le payer ! ». Surpris en plein sommeil, le tenancier de l’hôtel n’a même pas eu le temps de réagir, essuyant une salve de coups de feu avant de s’éteindre quelques instants après. Les mots de l’assassin aiguillent aussitôt les enquêteurs sur la piste d’un geste passionnel. Question : qui était la jeune femme blonde qui a soudainement disparu ? Les témoins sont formels. C’est Marie-Dominique, la serveuse de l’établissement. Elle est bizarrement introuvable.

La dame pourrait donc bien être au cœur de l’énigme ? 

Les policiers identifient rapidement celle qui devient le témoin n°1 du drame de l’hôtel Vauban. La jeune femme se nomme Marie-Dominique Redon. Âgée de 33 ans, elle vit en ménage avec un certain Émile Vial, dit Milou, un chauffeur-routier avec lequel elle élève sa fille Sandrine. Les policiers présentent la photo du suspect aux témoins. Sans hésitation, ils désignent Émile Vial comme l’assassin qui a froidement abattu Jacques Piquet. Les enquêteurs prennent aussitôt la route des Landes. Hélas, l’habitation est vide. Milou et son épouse ont disparu. Volatilisés ! La police judiciaire diffuse immédiatement une fiche de recherches ciblant les deux fuyards. Ordre est donné à toute patrouille qui les apercevrait de les interpeller sur le champ afin qu’ils s’expliquent sur cette exécution en règle. Quatre jours après le drame, Émile Vialse présente enfin à l’hôtel de police de Bayonne. Au fonctionnaire qui l’accueille, il affirme être « le meurtrier de l’Hôtel Vauban ».