Replay du jeudi 25 février 2021

L'affaire Emile Vial : deux hommes et une femme, épisode n°4 femme fatale

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En juillet 1983, un patron d’hôtel bayonnais est assassiné par celui qui le suspectait d’être l’amant de sa compagne. Une jeune femme, prénommée Marie-Dominique, qui a tout vu du drame. L'heure est à son interrogatoire.

Est-ce vraiment ce type d'arme que le meurtrier à utiliser ?
Est-ce vraiment ce type d'arme que le meurtrier à utiliser ? © Getty - Alan Majchrowicz

Les policiers doivent maintenant cuisiner Marie-Dominique Redon. Histoire de vérifier si l’assassin présumé dit vrai, ou pas. La séduisante jeune femme finit par se présenter à son tour devant les enquêteurs. Avec Milou, ça n’allait plus trop ces derniers temps. Alors, effectivement, elle a bien fini par trouver refuge auprès de Jacques, son patron. Depuis quinze jours, l’élégante trentenaire partageait même le lit de l’hôtelier. « Un homme qui abusait d’elle, sous la contrainte » précise-t-elle. De prime abord, le scénario du crime semble assez simple : humilié d’avoir été passé à tabac deux semaines plus tôt par son rival, Emile Vial aurait donc cherché à se venger pour « récupérer » sa compagne et sa fille en assassinant Jacques Piquet en plein sommeil. Un récit trop simple en apparence car d’importantes zones d’ombres demeurent. Vial affirme qu’il a utilisé un pistolet Beretta automatique qu’il portait sur lui en permanence depuis deux semaines.

Que pensent les experts de cette allégation ?

« C’est faux » selon l’expert en balistique et le médecin légiste qui affirment en chœur que l’arme du crime est en réalité un fusil à répétition de marque Remington spécial police. L’arme est curieusement introuvable, Vial affirmant s’en être débarrassé une fois son forfait commis. Or, s’il ment sur ce détail, le suspect dit-il la vérité sur les mobiles de son geste ? Les policiers en doutent. Au terme de sa garde à vue, il est inculpé du crime d’assassinat et écroué à la Villa Chagrin, à Bayonne. Vingt mois plus tard, le mystère s’épaissit davantage encore. Un soir de mai 1985, le cadavre de Marie-Dominique Redon est découvert dans un appartement du centre-ville de Pau. Selon les policiers, la jeune femme aurait été étranglée par un inconnu qui a pris la fuite. Les enquêteurs découvrent, que depuis le drame de l’Hôtel Vauban dont elle était le témoin n°1, Mari Do avait fui la côte pour s’installer à Pau où elle faisait commerce de ses charmes…