Replay du lundi 25 janvier 2021

L’affaire Jean Elichalt : l'habit fait le coupable, épisode n°1 crime à la ferme

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Qui a tué le vieux Larrandart ? A l’été 1840, un retraité est assassiné dans la cuisine de sa modeste ferme, au village de Domezain, près de Saint-Palais au Pays Basque. Deux jours plus tard, les gendarmes interpellent un suspect dans une auberge paloise. Est-il coupable ou innocent ?

Gabriel, la victime a été lacérée de plusieurs coups de couteaux
Gabriel, la victime a été lacérée de plusieurs coups de couteaux © Getty

Bienvenue dans un coin de campagne qui fait rarement la Une de l’actualité. Nous sommes à Domezain. Un village basque comme beaucoup d’autres avec son église Saint-Jean-Baptiste, son cimetière, son fronton mur à gauche, son école et sa mairie. Ici, le bonheur est dans le pré. Ses habitants ne connaissent les faits divers qu’en parcourant la presse que le facteur distribue chaque matin. Enfin presque. Il y a bien longtemps, à l’été 1840, un drame sanglant a secoué la paisible bourgade. C’était en juillet. A cette époque de l’année, les hommes du village et leurs domestiques quittent les fermes le matin de très bonne heure, pour travailler aux champs. A la maison Larrandart, Gabriel, le solide patriarche aux 80 printemps, entame son rituel du petit-déjeuner : œuf, jambon et pain. Catherine, sa belle-fille, vient à peine de quitter la cuisine pour porter la collation du matin à son fidèle époux et leurs deux domestiques en plein labeur estival.

La jeune femme rentre à la ferme aux environs de 8h30 et là, surprise !

Lorsqu’elle revient, une heure plus tard, Catherine découvre une véritable scène d’horreur. Son beau-père git inanimé sur le sol en terre battue de la cuisine. Une énorme flaque de sang entoure son corps. La jeune femme se met à hurler d’effroi. Gabriel est mort. Décapité ! Sa tête a été lacérée de plusieurs coups de couteaux. Catherine observe la pièce. La maison semble vide. Il y a bien du sang sur les poignées de portes. Et si l’assassin se cachait encore dans l’habitation ! La malheureuse sort aussitôt et court à travers champs rejoindre son époux : « Gaby a été assassiné ! ». Le chef de maison et ses deux domestiques rentrent aussitôt. Ils fouillent l’habitation. Rien. Personne. Plusieurs armoires ont été fouillées dans les chambres à l’étage. Le linge a été jeté au sol. Plusieurs vêtements ont disparu. Le meurtrier a visiblement dérobé de l’argent, des habits appartenant au défunt et, pour faire la route, un fromage pur brebis du pays.

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