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L’affaire Jérémy Roze : Une nuit, au mauvais endroit. Episode n° 1, Fin d’études

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Au printemps 2011, la ville de Monein est sous le choc : Jérémy, un étudiant en pharmacie âgé de 27 ans, meurt poignardé en pleine cœur, à deux pas de son domicile toulousain. Qui en voulait donc à ce jeune homme sans histoire ?

Le drame se joue non loin de la place du Capitole de Toulouse
Le drame se joue non loin de la place du Capitole de Toulouse © Getty - Andrea Pistolesi

Jérémy naît le 2 septembre 1983 à Pau. Avec Benjamin, son frère aîné, les deux garçons font la fierté de Christian et Aline, un couple apprécié dans la cité vigneronne de Monein, en plein cœur du Béarn. Voilà bien longtemps que leur papa tient vaillamment l’une des deux pharmacies de la localité. Les années passent. A l’école, Jérémy est un bon élève, sportif de surcroit. Un esprit sain dans un corps sain. Le gamin se frotte très tôt au rugby, endossant les couleurs du maillot bleu et blanc de l’équipe locale, le Sport Athlétique de Monein (SAM). Son destin, Jérémy le construit patiemment dans la droite ligne de son père. C’est décidé. Lui aussi sera pharmacien. Le bac en poche, le jeune homme s’inscrit en Fac de médecine à Toulouse où il réussit, années après années, les difficiles études menant au titre de docteur en pharmacie. Un horizon qui se dessine fin 2010. Jérémy souffle sa 27ème bougie. Il entame alors sa dernière année d’études.

Samedi 26 février 2011, la semaine s’achève. Comme souvent, le jeune béarnais a rendez-vous avec quelques camarades dans un restaurant. La soirée se déroule sagement. Elle s’achève dans un bar de la place des Carmes, à un jet de pierre du célèbre Capitole. Il est deux heures du matin. Jérémy décide de rentrer à pied à son domicile situé rue Saint Thomas d’Aquin, dans le quartier Saint Michel. Ici, on est certes près du centre-ville. Mais, la nuit tombée, les environs de l’ancienne prison aux briques rouges deviennent un quartier sombre, parfois mal fréquenté. Il est 3h05 du matin. Un appel au secours parvient au standard du 17. Une jeune femme signale la présence d’un corps inanimé, à l’angle de la rue Valentin et de l’avenue de l’URSS. Lorsque les secours arrivent sur place, il est déjà trop tard. Le patient est un homme de grande taille, plutôt jeune. Il porte une vilaine plaie au thorax. Selon ses papiers, il se nomme Jérémy Rose.