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L’affaire Jérémy Roze : Une nuit, au mauvais endroit. Episode n° 2, Tueurs en fuite

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Dans la nuit du samedi 26 février 2011, Jérémy, un étudiant en pharmacie natif du 64, est découvert inanimé dans une ruelle sombre de Toulouse par un riverain. Lorsque les secours arrivent sur place, Il est déjà trop tard.

Les policiers débutent leur enquête
Les policiers débutent leur enquête © Getty - Cavan Images

Le médecin du SAMU arrive sur les lieux. Il examine le malheureux allongé au sol. Dans le jargon médical, c’est un syndrome hémorragique secondaire à une plaie par arme blanche. En clair, le jeune homme a essuyé un coup de couteau en plein cœur. Il s’est ensuite vidé de son sang. Selon le médecin, la victime n’a même pas eu les temps de se défendre. Il n’y a aucune trace de préhension ou de défense sur ses mains ou ses avant-bras. Jérémy a été tué comme ça, gratuitement, par un inconnu qui a pris la fuite. Le décès est constaté officiellement à 3h40 du matin. Pour l’officier de police qui arrive sur place, ça ne fait pas un pli. L’enquête criminelle débute donc en pleine nuit, sur un coin de bitume sombre de la mégapole Toulousaine. A Monein, à deux cent kilomètres de là, le jour se lève lorsque l’odieuse nouvelle tombe : Jérémy Roze, l’enfant du pays, est mort cette nuit loin des siens. Il a été agressé. Comme ça. A la sauvette.

Le lendemain matin, l’affaire fait les gros titres de la presse régionale. De Bayonne à Toulouse, les quotidiens ouvrent leurs éditions sur ce énième fait divers. Une fois encore, chacun déplore ce déferlement de violence gratuite qui a frappé un étudiant brillant et sans histoire. Les indices sont maigres. La police judiciaire lance sans tarder un appel à témoin. Par chance, une jeune femme prénommée Magalie se signale. Lundi midi, le surlendemain du drame, elle se trouvait à la gare de Toulouse Matabiau. Tandis que l’affaire occupait la une des gazettes, la voyageuse a tendu l’oreille lorsque deux individus de sexe masculin échangeaient une conversation à la tonalité plutôt étrange. Le plus petit des deux glissait à l’autre : « il m’a dit, regarde, il n’est pas mort, il bouge encore. Et là, je lui ai répondu, mais non, t’inquiètes, c’est les nerfs ». Tiens donc. Voilà un témoignage qu’il est urgent de recueillir. Il pourrait bien intéresser l’enquête en cours…