Replay du mercredi 13 mai 2020

La Mort du Pêcheur / Épisode n°3 : Scène de crime (Affaire Jean-Claude Aviron)

Le samedi 1er avril 1995, un pêcheur amateur disparaît soudainement, quelque part en vallée d’Aspe. L’après-midi même, d’importantes investigations démarrent mais elles s’avèrent sans résultat. Les proches du quinquagénaire s’inquiètent au fur et à mesure que la nuit tombe…

Dans les montagnes pyrénéennes, le danger rôde...
Dans les montagnes pyrénéennes, le danger rôde... © Getty

A Momas, Christiane et ses enfants redoutent le pire. Jean-Claude était si heureux de partir pêcher ce matin là, il n'a pas pu disparaître comme cela ! "Il a probablement eu un malaise". Les gendarmes s'interrogent sur ce qui a pu se passer : si le pêcheur s'est arrêté au col de Marie Blanque et qu'il s’est trouvé mal, son corps est nécessairement près de là. Or, ils ont ratissé le secteur. Sans résultat. Il n'y a pas âme qui vive dans les environs ! Dimanche matin, les recherches reprennent dès l'aube. Les gendarmes décident de reprendre leurs investigations sur les bords du Gave d’Aspe, à Escot. Là-même où samedi matin, Jean-Claude Aviron est venu pêcher. L’équipe cynophile arrive en renfort. Une dizaine de gendarmes fouille sans relâche les berges du torrent. En fin de matinée, les militaires font la macabre découverte qu’ils redoutaient tant. Le corps du malheureux pêcheur repose au bas d’un champ bordant le Gave.

Que découvrent exactement les enquêteurs ?

Le corps de Jean-Claude Aviron semble coincé dans les racines d’un vieil arbre qui affleurent sur la berge du Gave d’Aspe. Vu l’endroit, les enquêteurs songent spontanément à une mauvaise chute, voire à un malaise. En examinant le corps du malheureux, un détail intrigue le directeur d’enquête : le crâne du quinquagénaire présente une vilaine plaie sanglante à la nuque. Un gendarme de l’équipe recherches d’Oloron s’approche. Il blêmit : le pêcheur a été exécuté d’une balle en pleine tête ! Fini la thèse d’une chute accidentelle. Les militaires ont maintenant un meurtre sur les bras... Selon une procédure réglée comme du papier à musique, ils alertent le substitut du procureur Palois, le médecin légiste et les limiers de la Section Recherches. En attendant leur arrivée, on gèle les lieux. Interdiction est faite d’approcher ce paysage montagnard enchanteur. Le paradis des pêcheurs est devenu une scène de crime...