Replay du vendredi 15 mai 2020

La Mort du Pêcheur / Épisode n°5 : Cold Case (Affaire Jean-Claude Aviron)

Il y a 25 ans, le samedi 1er avril 1995, un pêcheur amateur est assassiné dans le village d’Escot, au cœur de la vallée d’Aspe. D’importantes investigations démarrent. L’affaire fait rapidement grand bruit dans le département et en Bigorre...

L'assassin échappera-t-il à la justice ?
L'assassin échappera-t-il à la justice ? © Getty

Le lendemain du crime, l’affaire fuite dans la presse. L’annonce du meurtre de Jean-Claude Aviron sème la désolation en Béarn et en Bigorre. Natif d’Angers, l’artisan s’était installé à Momas huit ans plus tôt, en 1987. Ses proches décrivent un homme apprécié dans son métier, prenant le boulot là où il se présentait. Une semaine plus tard, une foule compacte et émue lui rend un dernier hommage. Côté enquête, les gendarmes interrogent une soixantaine de témoins. Il y avait du monde sur les bords du Gave d’Aspe pour ce premier jour de la saison de pêche. Bizarrement, personne n’a rien vu ni entendu. Les gendarmes explorent plusieurs pistes : Vengeance ? Règlement de compte ? Querelle entre pêcheurs ? Geste d’un riverain excédé ? Crime gratuit ? Faute de témoignage précis, une évidence s’impose : c’est l’impasse totale ! Les gendarmes peinent à admettre qu’ils n’ont pas le moindre petit commencement d’une piste...

Déboussolés, les proches de la victime décident de faire appel à l’émission « Témoin n°1 » !

Déboussolés par cette enquête criminelle qui patauge, les proches de Jean-Claude Aviron font appel à l’émission télévisée "Témoin n°1", diffusée sur TF1. Un mois durant, l’équipe de Jacques Pradel mène l’enquête sur le terrain, caméras en main. Lundi 15 janvier 1996, les téléspectateurs de métropole découvrent ce crime étrange survenu au cœur des montagnes pyrénéennes, en avril 1995. Là encore, l’enquête fait chou blanc : seuls neuf appels parviennent ce soir-là au standard de TF1. Des appels sans intérêt. Flairant la bonne affaire, l’hebdomadaire Le Nouveau Détective envoie, à son tour, un enquêteur sur les bords du Gave d’Aspe. A mots feutrés, la veuve de Jean-Claude Aviron doute : « Je demande seulement qu’on retrouve l’assassin de mon époux. J’ai peur qu’on ne sache jamais ». Juste prémonition : deux ans plus tard, l’enquête tentaculaire s’achève par un non-lieu ! Nul n’a jamais su qui a tué Jean-Claude. Le meurtre d’Escot est un crime parfait...