Replay du mardi 22 juin 2021

Le crime d’Andoins : le légionnaire est de retour, épisode n°2 meurtre au grenier

En juin 1959, Jeanne, une dame octogénaire, disparaît subitement. Sa colocataire alerte les voisins. Arrive alors Louis, un agriculteur voisin qui entame les premières recherches. Et ça ne sent visiblement pas bon. Louis constate de l’extérieur que la chambre de la disparue est sens dessus dessous…

Des bottes de foin ont été déplacées
Des bottes de foin ont été déplacées © Getty - Gabriele Ritz / EyeEm

Louis s’inquiète. « Il s’est passé quelque chose là-dedans ! ». Il lui faut de l’aide. Affable, il rassure Marie-Thérèse comme il peut avant de réclamer l’appui de Joseph, son plus proche voisin. Il est 9h. Les deux agriculteurs fouillent méthodiquement les abords de la ferme. Rien. La maîtresse des lieux semble introuvable. « Et la grange, tu as jeté un œil ? ». Sans désemparer, les deux hommes grimpent l’échelle en bois accrochée à la lucarne de la grange face à l’habitation. Le grenier semble désert. Mais un détail intrigue les deux voisins. Du foin semble avoir été déplacé. Comme pour masquer quelque chose. Louis et Joseph fouillent l’endroit. Et soudain, c’est l’horreur ! Jeanne Mure-Coustet git allongée au sol. Du sang macule sa bouche et le haut de son crâne. La vieille dame semble avoir été bâillonnée à l’aide de son tablier gris. Pas de doute. C’est un crime. Les deux hommes alertent aussitôt la Gendarmerie du canton.

L’enquête criminelle débute aussitôt

Lorsqu’ils arrivent sur place, les militaires devinent bien vite que l’octogénaire a été rouée de coups par un rôdeur qui en voulait à ses économies. En témoigne la fouille minutieuse de l’habitation. Pour le Dr Caula, médecin légiste, Jeanne a été assommée puis étranglée. Une question turlupine les enquêteurs : pourquoi l’octogénaire, appréciée de tous, s’est-elle rendue au grenier de si bon matin ? Aurait-elle entendu un bruit suspect ? La perquisition de la grange livre un indice : il y a des traces de pas et l’empreinte d’un corps sur le fourrage. Comme si le meurtrier avait dormi là, cette nuit, avant de commettre son forfait. Un voisin rapporte que la vieille dame s’inquiétait de la soudaine disparition d’une poule. Question : Jeanne serait-elle tombée sur un intrus en inspectant son grenier ? Possible. L’enquête débute donc à l’aveugle car les indices sont maigres. Mais un coup de chance pourrait bien précipiter l’identification du meurtrier.

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