Replay du jeudi 24 juin 2021

Le crime d’Andoins : le légionnaire est de retour, épisode n°4 retour sur les lieux

Retour dans le village d'Andoins, où le meurtre d’une dame retraitée secoua les habitants en juin 1959. Jeanne est découverte étranglée dans la grange de sa ferme. Grâce au témoignage de deux soldats, les gendarmes dressent le portrait-robot du meurtrier présumé. Les patrouilles sont à pied d’œuvre.

Le légionnaire est arrêté !
Le légionnaire est arrêté ! © Getty - Caspar Benson

Les gendarmes activent aussitôt les recherches. Toutes les brigades du département sont sur les dents. S’il est à pied, le vagabond n’a pu aller bien loin. On resserre donc les mailles du filet sur la route reliant le Béarn à la Bigorre. La nuit suivante, vers 23h, deux gendarmes aperçoivent un homme cheminant à pied en direction de Pau. Et bizarrement, il a tenté de se planquer en apercevant la voiture de couleur noire. Ni une ni deux, les militaires lui passent les menottes. L’individu ressemble comme deux gouttes d’eau au portrait-robot du meurtrier présumé. On vérifie son identité. Bingo. C’est notre homme : Alexandro Cefarino-Caqueiro, né en septembre 1933 à Bajadoz, dans la province espagnole de l’Estrémadure. Ancien légionnaire, il a servi le drapeau français durant cinq ans. Décoré pour ses exploits militaires, Alexandre doit maintenant s’expliquer. A la gendarmerie, on souffle. Le meurtrier d'Andoins est enfin arrêté !

Quel récit le suspect livre-t-il ?

Placé en garde à vue, il raconte : libéré de la prison paloise où il venait de passer neuf mois de placard, Cefarino est retourné en bus, la veille du crime, dans ce petit village où, deux années durant, il avait vaillamment œuvré comme domestique au sein de la ferme des Lacaze-Teule. Mais l’ex-baroudeur n’aura pas tenu longtemps en place. L’an dernier, lors de la fête nationale du 14 juillet 1958, Alexandre file du mauvais coton. Il part s’installer à Paris après avoir dérobé une grosse somme d’argent à son patron, lequel porte aussitôt plainte. Condamné à dix mois de prison, il a été libéré le 1er juin. Quatre jours plus tard, le revoilà à Andoins. Venait-il chercher du travail ? Peu probable. Envisageait-il de se venger contre son ancien patron ? Possible. Une chose est certaine : le légionnaire avait les poches vides. Il a donc trouvé asile en se cachant dans le fenil de la ferme Mure-Coustet. Là même où le lendemain, il allait tuer son occupante.