Replay du mardi 13 avril 2021

Louis et Mireille - Épisode n°2 / Parti tout seul !

Mercredi 10 avril 1991, un retraité Palois sans histoire appelle les secours. Il vient de blesser mortellement son épouse. Thierry, que s’est-il passé ?

L'arme à l'origine de la mort de Mireille
L'arme à l'origine de la mort de Mireille © Getty - Peter Dazeley

Il est 9h du matin sur la pendule à cristaux liquides de la Caserne Carnot, au centre-ville de Pau. Un appel au secours parvient au standard du 18. L’agent décroche. Au bout du fil, un homme d’âge mur appelle hurle à tout va. Il vient, dit-il, de tirer accidentellement sur son épouse en nettoyant son arme à feu de collection. « Elle respire à peine, dépêchez-vous ! ». Le stationnaire déclenche aussitôt l’envoi d’une ambulance et le renfort du SAMU. Lorsqu’ils arrivent sur place, les sauveteurs découvrent une femme âgée d’une soixantaine d’années affaissée, face contre terre, sur le sol de la cour arrière. La malheureuse respire à peine. Elle pousse son dernier souffle quelques instants plus tard. Le médecin interroge son époux qui semble prostré. « C’est un accident » répète-t-il en boucle. La police arrive sur place. Le chef de patrouille prend le pouls de la situation. Accident ou pas, il faut alerter sur le champ l’Officier de Police judiciaire.

Les policiers de la Brigade Criminelle arrivent et l’enquête débute

A 9h45, le Commissaire Jean Breque arrive ainsi que les inspecteurs de la Brigade Criminelle. Fait inhabituel, la scène de crime est une demeure bourgeoise de trois étages dont le couple ARNAUD occupait l’appartement du rez-de-chaussée. Autant le dire : le quartier cossu de TRESPOEY fait rarement la Une des faits divers. A leur arrivée, les enquêteurs découvrent le suspect n°1 affalé sur un fauteuil de son salon. L’homme semble complètement hébété, le regard vide. Les policiers vérifient son identité. Louis Arnaud est âgé de 65 ans. Cet homme chauve au physique plutôt corpulent coulait une retraite heureuse avec son épouse. « Que s’est-il passé ? » demande le Commissaire. Le sexagénaire balbutie quelques mots. Il venait de prendre son petit-déjeuner. Il a voulu nettoyer son arme de collection, un pistolet automatique 7.65. A cause d’une malencontreuse manipulation, le coup serait parti tout seul, blessant hélas Mireille.

Mots clés: