Replay du mercredi 14 avril 2021

Louis et Mireille - Épisode n°3 / Lettre d’Adieu

Retour ce matin aux premières heures du Mercredi 10 avril 1991. Un sexagénaire palois abat son épouse dans son élégante demeure. Les Policiers arrivent. Selon le suspect n°1, le tir fatal serait accidentel. C’est maintenant le procureur Palois qui prend l’affaire en main.

Une lettre intrigue les policiers
Une lettre intrigue les policiers © Getty - Rosmarie Wirz

Le procureur palois, Jean-Michel Durand, arrive sur place. Les enquêteurs lui expliquent l’affaire. Ils lui désignent aussi le suspect n°1. De prime abord, ce retraité tranquille n’offre pas vraiment l’apparence d’un meurtrier. Son explication d’un tir accidentel semble même assez crédible. Les voisins présents à l’étage jurent n’avoir entendu aucune dispute entre les deux époux. Ce matin, comme d’habitude d’ailleurs. La propriétaire de l’élégante demeure le confirme : « Les Arnaud, c’est un couple modèle. Jamais un mot plus haut que l’autre ». Les enquêteurs perquisitionnent les moindres recoins de l’appartement. Quand soudain, l’un d’eux tombe sur une enveloppe contenant une lettre manuscrite. Son rédacteur n’est autre que Louis Arnaud. Le paisible retraité y écrit vouloir mettre fin à ses jours. De fréquentes disputes l’opposeraient à son épouse sur des questions d’argent et de partage. Comme s’il tentait de justifier son futur suicide !

Cet élément nouveau intrigue les policiers

L’Inspecteur Algayon, qui dirige l’enquête, questionne le vieil homme : « C’est quoi cette lettre ? Quand l’avez-vous écrite ? ». Louis Arnaud bafouille. Il ne sait plus… C’était un brouillon. Le suspect peine à convaincre. Et puis, ce pistolet automatique, « depuis quand l’aviez-vous ? ». Là encore, silence ! La thèse d’un tir accidentel prend soudain du plomb dans l’aile. Les policiers esquissent un tout autre scénario du drame : Arnaud aurait acquis l’arme récemment pour supprimer son épouse et en finir à son tour. C’est donc en guise d’adieu qu’il aurait écrit cette lettre testamentaire, afin de justifier les mobiles de son geste. Mais alors, si Louis Arnaud entendait supprimer son épouse avant de se suicider, il lui fallait deux balles. Or, l’arme n’en contient qu’une seule : celle qui a explosé le poumon de son épouse. La perquisition s’achève. Le vieil homme est menotté et aussitôt placé en garde à vue pour 24 H…