Replay du jeudi 15 avril 2021

Louis et Mireille - Épisode n°4 / La vue du pistolet

Louis et Mireille, un couple de retraités palois filait une vie paisible jusqu’à ce mercredi 10 avril 1991. Le vieil homme alerte les secours car il vient de blesser accidentellement son épouse. Après une perquisition sur les lieux du drame, les policiers peinent à croire à l'accident.

L'autopsie révèle une information importante !
L'autopsie révèle une information importante ! © Getty - Team Static

Au terme de minutieuses investigations sur les lieux du drame, le retraité quitte l’élégante demeure qu’il occupait depuis presque vingt ans. Entouré de trois gardiens, Louis Arnaud monte à bord d’un véhicule de police qui le conduit, sirène hurlante, au Commissariat de la rue O’QUIN. Durant deux jours, et sans l’assistance du moindre avocat à l’époque, le suspect n°1 subit le feu roulant des interrogatoires. Fatigué, Louis finit par avouer qu’entre lui et son épouse, ça n’allait plus vraiment. « Pourquoi ne pas divorcer ? » lâche l’inspecteur. « Divorcer ? La dernière fois, je me suis retrouvé sur la paille avec ma première épouse ! ». A l’écouter, Mireille lui faisait vivre le calvaire, le dominant, lui imposant ses quatre volontés. Louis Arnaud répète qu’il ne savait plus quoi faire. Alors, « pour l’intimider, il aurait brandi son pistolet de collection » sans risque d’être démenti. Décédée peu après le drame, Mireille n’est plus là pour témoigner.

Que dit le médecin légiste sur les circonstances du tir fatal ?

L’autopsie réalisée à l’Hôpital de Pau livre un détail capital : la malheureuse est morte d’une hémorragie pulmonaire dans le lobe droit. La balle de 7.65 a pénétré le dos pour ressortir par la poitrine. Comme si elle avait été abattue par derrière, à bout portant. Tentait-elle de s’enfuir à l’issue d’une dispute ou bien a-t-elle été tuée par surprise ? Mystère. Autre détail : la douille de la balle a mystérieusement disparu. Assommé de questions, papy se perd dans ses mensonges et contradictions. Il répète qu’il nettoyait cette arme de collection, un pistolet 7.65 qu’il aurait acquis durant son séjour au Maroc, quatre décennies plus tôt. Au fait, les cartouches d’où venaient-elles ? Ne les aurait-il pas achetées deux jours plus tôt chez un armurier palois comme l’enquête semble l’établir ? Silence. Après deux jours de garde à vue, Louis Arnaud est conduit au Palais de Justice de Pau où il sera inculpé du crime d’assassinat. Il part aussitôt en prison…