Replay du lundi 25 mai 2020

Mise en Scène ? / Épisode n°1 : le Battant (Affaire Jean Eschbach)

Il y a dix ans, un étrange fait-divers faisait la Une des journaux en Béarn et en Pays Basque. Mars 2010, un chef d’entreprise habitant Navarrenx disparaît subitement. L’affaire va rapidement tourner au feuilleton policier. Au cœur de cette histoire, il y a un homme âgé d’une quarantaine d’années...

Disparition à Navarrenx...
Disparition à Navarrenx... © Getty

Jean Eschbach est un chef d’entreprise respecté dans le département. A Navarrenx, voilà vingt ans qu’il préside aux destinées de l’unique hôtel-restaurant de la ville : l’Hôtel du Commerce. Une institution centenaire nichée au cœur des remparts qui fait la fierté de cette cité du pays des gaves. L’hôtellerie, Jean Eschbach connaît sur le bout des doigts. Cet alsacien d’origine a d’abord fait ses classes au sein du groupe Accor avant de tenter l’aventure, en 1991. A 27 ans, il s’associe à un jeune couple de restaurateurs d’origine Champenoise. Le trio promet de ressusciter cet hôtel de campagne qui fut longtemps le berceau de la famille Camdeborde. Pari gagné. La réussite est au rendez-vous. A Navarrenx, chacun salue le charisme de ce jeune chef d’entreprise qui passe pour un boulimique de travail. De l’Office du Tourisme au Comité de Valorisation du Saumon, Jean Eschbach s’impose comme un acteur engagé de ce territoire.

L’hôtelier, installé au cœur du pays des gaves, finit par acquérir une notoriété certaine…

Sa flatteuse réputation lui vaut la confiance de ses pairs basques et béarnais qui l’élisent aux fonctions de président départemental des Logis de France. Ce vendredi 5 mars 2010, Jean Eschbach annonce à ses proches qu’il s’absente pour la journée. Il a rendez-vous à Bayonne où se tient, ce matin, l’assemblée des Logis de France. Le patron sera de retour dimanche, en fin d’après-midi. Jean Eschbach est un mordu de moto. Une fois encore, il prend la route du Pays Basque au guidon de sa rutilante BMW 1200 KLT, aux couleurs grise et noire. Le week-end passe. Dimanche soir, son associée, Christine Noël, est inquiète. Jean n’a plus donné signe de vie. Elle appelle Corinne, l’épouse, qui rentre d’un week-end chez ses parents. Elle aussi est sans nouvelles. Curieusement, le portable de l’hôtelier est sur messagerie. Son épouse appelle le bureau des Logis de France. Là, surprise : Jean Eschbach a menti sur son emploi du temps...