Replay du mercredi 27 mai 2020

Mise en Scène ? / Épisode n°3 : Mensonges (Affaire Jean Eschbach)

En 2010, le patron du réputé Hôtel du Commerce, à Navarrenx, disparaissait subitement. L’homme a affirmé à ses proches qu’il se rendait à Bayonne. Mensonge ou Vérité ? Les gendarmes débutent une étonnante chasse à l’homme, entre Béarn et côte Basque…

L'hôtelier de Navarrenx s'est envolé dans la nature...
L'hôtelier de Navarrenx s'est envolé dans la nature... © Getty

Méthodiquement, les gendarmes passent au crible les dernières heures du disparu. Question : où Jean Eschbach s’est-il rendu, vendredi 5 mars 2010, au guidon de sa moto ? A Bayonne, comme il l’a annoncé à ses proches ? Ou bien ailleurs ? Une chose est certaine : il a menti sur son emploi du temps. L’hôtelier de Navarrenx savait pertinemment que l’assemblée générale des Logis de France se tiendrait en réalité trois jours plus tard, le lundi suivant. Aurait-il cherché à prendre de l’avance pour organiser sa disparition ?  En examinant son compte bancaire, les enquêteurs découvrent que Jean Eschbach s’est rendu non pas à Bayonne, mais à Pau. C’est ici, depuis la gare, qu’il a utilisé sa carte bancaire, à 11h05, pour acheter un billet de train. Bizarre. Selon la SNCF, le disparu a réservé un billet sur le TGV de 17h37, à destination de Paris. Nouvelles questions : qu’a-t-il fait entre 11h et 17h ? Est-il effectivement monté à bord du train ?

Les enquêteurs exploitent tous les moyens techniques à leur disposition.

Au cas où, les enquêteurs scrutent les caméras de vidéosurveillance en service sur le domaine public. Coup de chance : quelques instants après l’achat de son billet de train en gare de Pau, Jean Eschbach est remonté au guidon de sa moto. Direction : place Clémenceau. La BMW 1200 KLT pénètre dans le parking sous-terrain. Son pilote sort ensuite à pied, casque à la main. Il se rend, place Royale, face à l’Hôtel de Ville. C’est là qu’on perd définitivement sa trace. Avait-il rendez-vous avec un inconnu ? S’est-il dirigé vers la Gare en attendant le train de 17h37 à destination de Paris ? Nul ne sait. Une chose est sûre : sa carte bancaire est dorénavant muette.  Son téléphone portable l’est tout autant : il l’a laissé à son domicile. Le 20 mars, un agent du parking palois signale la présence de la moto abandonnée. Les gendarmes l’examinent à la loupe. Il n’y a ni empreinte, ni trace suspecte. A l’évidence, Jean Eschbach s’est volatilisé...