Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Le suspect passe à table...
Le suspect passe à table... © Getty

Jo le Taxi / Épisode n°4 : Fin de Cavale (Affaire Jacques Marnières)

Diffusion du jeudi 12 mars 2020 Durée : 2min

Août 1952, un artisan taxi tarbais disparaît subitement alors qu’il vient de prendre un client à bord. Les forces de l’ordre déploient d’importants moyens à sa recherche. L’homme est signalé à Pau, à Anglet puis à Biarritz. Le lendemain, les policiers retrouvent sa trace dans un bois...

Les forces de l’ordre se lancent à la poursuite du fuyard à travers bois. Malgré plusieurs sommations et tirs de semonce, le suspect parvient à les semer. En fouillant le taxi noir, les policiers font la macabre découverte qu’ils redoutaient : le cadavre de Joseph Dupouy gît sous la banquette arrière. Le légiste note des traces de strangulation ainsi que plusieurs coups dans le dos. Le vieil homme a été étranglé à l’aide d’une peau de chamois. Quatre heures durant, une soixantaine de gendarmes, accompagnés de chiens, fouillent les moindres recoins du bois… A force de persévérance, ils finissent par retrouver leur homme, perché sur un arbre, à dix mètres de hauteur… Les policiers lui passent les menottes et le placent aussitôt en garde à vue. Nom : Marnières. Prénom : Jacques-Henri. Né en 1932 à Bagnères-de-Bigorre, le jeune homme y exerce le métier de mécanicien. C’est la fin d’une cavale de trente longues heures, aux quatre coins de l’Aquitaine. 

Quel récit le jeune meurtrier livre-t-il aux policiers ?

Suspecté de vol et assassinat, Marnières se met à table. Tout a commencé la veille, mardi 19 août 1952 au matin. Il est 8h30 lorsque le jeune bagnérais au visage acnéique descend de train en gare de Tarbes. Passionné de mécanique automobile, il nourrit une obsession : s’emparer, par tous les moyens, d’une belle bagnole, une Ford Vedette de préférence. Ça tombe bien ! En sortant de la gare, Marnières en aperçoit plusieurs stationnées sur la rampe d’attente des taxis. C’est alors que germe un plan machiavélique. Marnières achète une tenue de motard, un casque et une paire de lunettes. Son plan est bien huilé : il choisira la plus belle Ford Vedette sur le parking ; puis il fera croire que sa moto est tombée en panne près de Ger. La suite, on la connaît. Le suspect part le soir même en prison. L’affaire fait les gros titres de la presse régionale. Une nouvelle fois, la corporation des artisans taxis clame qu’elle a peur !

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