Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Le domestique, un voleur ?
Le domestique, un voleur ? © Getty

Le Domestique / Épisode n°2 : 1er acte (Affaire Jean Apprendesteguy)

Diffusion du mardi 3 décembre 2019 Durée : 2min

C'est un fait-divers qui a fait la Une de l’actualité départementale il y a précisément 70 ans. Maurice Brouca, un agriculteur du village de Taron, recrute un jeune domestique natif de Bayonne. Les semaines passent. Mais le maître des lieux suspecte sa nouvelle recrue de lui dérober de l’argent…

Maurice Brouca est sûr et certain qu’avant-hier, en rentrant du marché, il y avait trois billets de 100 francs à l’intérieur de sa poche droite. Ils ont curieusement disparu ! L’agriculteur questionne Anna au cas où… L’épouse jure ses grands Dieux qu’elle n’a pas touché au pantalon posé sur la chaise de la chambre. Hormis Anna et Marie-Louise, qui donc a pu lui dérober cette forte somme d’argent ? Maurice suspecte son domestique. Habilement, il le questionne. « Dites Jean, vous n’auriez pas trouvé trois billets de 100 francs que j’aurais perdus ? ». Jeannot fait mine de ne pas comprendre. Le soupçon s’installe. Une semaine plus tard, Maurice se réveille en pleine nuit. Un craquement de plancher lui laisse penser qu’il y a un visiteur dans le couloir. Maurice observe le bas de la porte. Il aperçoit le filet de lumière d’une pile électrique qui balaie l’obscurité. L’agriculteur bondit de son lit et ouvre aussitôt la porte. Il aperçoit une ombre qui prend la fuite.

Maurice est convaincu que son domestique s’est introduit cette nuit dans l’habitation. Prudemment, il choisit de ne rien dire. Il fait comme si… Mais le maître des lieux s’inquiète. Il cache une forte somme d’argent en numéraires héritée de ses parents. Maurice confectionne des clefs et verrouille les portes de l’appartement. Lundi 13 juin 1949, il est 6h du matin. Levé aux aurores, Maurice entame sa journée en grimpant sur l’échelle qui le mène au grenier. Comme chaque matin, il vient récupérer le fourrage destiné à nourrir ses bêtes. Lorsqu’il arrive au sommet de l’échelle, Maurice Brouca essuie un violent coup de bâton sur le crâne. Malgré la pénombre, il reconnaît aussitôt son domestique. Une dispute éclate. « Sale voleur, tu dégages ! ». Jean Apprendesteguy est renvoyé sur le champ. Le matin même, Maurice Brouca pousse la porte de la gendarmerie du canton, à Thèze. C’est le premier acte d’un drame qui en compte trois !...