Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Ispoure, théâtre d'un drame...
Ispoure, théâtre d'un drame...

Peyo, le Bohémien / Épisode n°1 : Vendredi 28 janvier 1910 (Affaire Pierre Uhart)

Diffusion du lundi 20 janvier 2020 Durée : 2min

Janvier 1910. Une sympathique aubergiste, habitant le village Basque d’Ispoure, est découverte assassinée dans sa cuisine. La veuve Urrutia ne se connaissait pourtant aucun ennemi. Qui est le meurtrier ?

La météo fait décidément des siennes en ce vendredi 28 janvier 1910. Après un hiver très pluvieux, la Seine déborde. Elle inonde Paris, son métro, ses caves et bon nombre de ses prestigieux monuments. La ville lumière ressemble soudain aux ruelles de Venise. A l’autre bout du pays, un fait divers va alimenter bon nombre de conversations, dans le département rural des Basses-Pyrénées. Il est midi. Monsieur le Maire de la commune d’Ispoure est encore à son bureau lorsqu’il voit arriver plusieurs villageois particulièrement inquiets. Personne n’a de nouvelles de Marie Urrutia, cette vaillante dame aux 60 printemps qui tient l’auberge installée au cœur du village. A cette heure de la journée, Marie est habituellement aux fourneaux et en salle, accueillant généreusement sa clientèle de villageois habitués et de pèlerins de passage, en route vers Compostelle. Or, depuis le milieu de la matinée, l’auberge semble fermée.

Cette nouvelle inquiète Monsieur le Maire qui décide de se rendre aussitôt sur place.

Une fois arrivé sur place, Dominique Erramoun constate que la porte de l’auberge est étonnamment verrouillée à clef. Bizarre. L’aubergiste n’a prévenu personne de son absence et plusieurs clients attendent à l’extérieur de pouvoir entrer et être servis. Monsieur le Maire jette un œil par la fenêtre de la cuisine et de la salle de restaurant. Il n’y a personne. Pas une âme qui vive à l’horizon. Une autre fenêtre semble entrouverte. Péniblement, l’édile finit par s’introduire dans la bâtisse. Il manque de vomir lorsqu’il tombe, dans la cuisine, sur le cadavre de la malheureuse aubergiste. Marie Urrutia gît allongée au sol, au milieu d’une effrayante mare de sang. Dominique donne aussitôt l’alerte. « Prévenez les gendarmes, il s’est passé quelque chose d’horrible ». En attendant l’arrivée de la maréchaussée, l’annonce de la mort de Marie se répand déjà comme une traînée de poudre. Aussi vite que les crues de la Seine inondant Paris.

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