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L’affaire des feux de discothèques : série noire, épisode n°2 loi des séries

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En Béarn, dans la nuit du 19 mars 2011, la discothèque le Palacio, à deux pas de l’aéroport d'Uzein, était ravagée par un incendie. Les gendarmes s’orientaient sans tarder vers la piste d’un geste criminel. En débutant leurs investigations, ils font une bien curieuse découverte.

La discothèque était sur le point d'être vendue
La discothèque était sur le point d'être vendue © Getty - King Lawrence

La discothèque appartient à deux figures de la place paloise, Frédéric Torossian et Yannick Vignette. Ces deux anciens rugbymen ont connu les grandes heures de la Section Paloise avant de se reconvertir dans la gérance de plusieurs établissements réputés dans le milieu de la nuit. De la discothèque L’Esprit installée au centre-ville de Pau, à sa petite sœur baptisée le 64 à Billère, en passant par le Kili à Lons, et le Palacio, sur la route menant à l’aéroport, les deux hommes collectionnent les mandats de gérance. Les enquêteurs découvrent qu’ils commencent également à collectionner les déconvenues. Jugez plutôt : sept mois plus tôt, en août 2010, la boîte de nuit le Kili était déjà la proie des flammes. Là aussi, les premières constatations orientaient vers l’hypothèse d’un geste criminel. Deux incendies volontaires en sept mois, voilà qui fait beaucoup aux yeux des enquêteurs, lesquels croient rarement à la répétition des hasards.

Les Gendarmes resserrent  l’étau de leurs investigations !

En pareille matière, deux hypothèses sont privilégiées : soit le règlement de comptes, soit l’escroquerie à l’assurance ! Cette seconde piste est rapidement écartée. A cause d’un défaut de garantie, la discothèque le Kili brûlée à l’été 2010 n’était pas assurée contre l’incendie. Les deux associés en sont donc pour leurs frais. Et ils ont perdu gros. Très gros. Autre indice : la discothèque Le Palacio était fermée depuis 17 mois. Elle devait d’ailleurs être prochainement rachetée par un repreneur. Autant dire que les vendeurs n’avaient aucun intérêt à ce qu’elle brûle. Exit donc la piste de l’escroquerie à l’assurance. Reste alors à déterminer qui en veut tant aux deux ex-piliers de rugby ! Vignette et Torossian affirment ne se connaître aucun ennemi. Hélas pour les gendarmes de Lescar, l’enquête sur l’incendie du Kili avait débouché sur une impasse. Il faut donc tout reprendre à zéro et identifier qui se dissimule derrière cette série noire.

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