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enquête de police dans l'affaire Max Cosyns
enquête de police dans l'affaire Max Cosyns © Getty

Au nom de la science : chercheur ou pervers (Max Cosyns)

Diffusion du mardi 3 juillet 2018 Durée : 2min

Au Pays Basque, au mois de juillet 1991, les limiers de la PJ de Bordeaux interpellaient un retraité souletin de 85 ans habitant Licq-Atherey. Selon l’enquête, il se livrait à des expérimentations scientifiques sur des cobayes vivants.

Juillet 1991, les policiers interpellent Max Cosyns à son domicile de Licq-Atherey. Ils lui reprochent de se livrer à des expérimentations scientifiques sur des cobayes humains. Placé en garde à vue, le scientifique belge de 85 ans s’explique. Point de pratiques sadomasochistes dans sa propriété souletine baptisée « la clinique ». Le Docteur à la retraite évoque plutôt des recherches à caractère scientifique sur des sujets vivants, des cobayes consentants. Cet héritier du Professeur Tournesol affirme qu’il a découvert « de nouvelles hormones secrétées par le cerveau humain ». Selon lui, il existerait une inversion des réflexes à l’issue de laquelle la sensation de douleur se transforme en instant de plaisir. Max Cosyns affirme que ses visiteurs britanniques et belges étaient tous pleinement avertis et consentants. Visiblement, il ne retire aucun profit de cette activité. L’homme poursuivrait un but « thérapeutique ». Curieusement, il n’y a ni plainte, ni victime. Cosyns se livrait-il à de la recherche scientifique ou à de la perversion sexuelle ? Mystère...

Après 48h de garde à vue, les explications fumeuses du pseudo-chercheur Souletin n’ont convaincu personne.  Max Cosyns est mis en examen par le juge Jean-Louis Lecue. Motif : violences volontaires avec armes et exercice illégal de la médecine. L’affaire fait l’effet d’une bombe. L’Agence France-Presse relaie l’information qui fait la Une des quotidiens nationaux. Max Cosyns ressort libre sous contrôle judiciaire. L’ex-physicien Belge retourne dans ses montagnes. Curieux personnage, né en 1906, il affirme avoir rencontré Winston Churchill ou Albert Einstein. Il soutient même qu’il aurait refusé le prix Nobel des sciences. Rien de moins. A Pau, le juge d’instruction doit répondre à une question : Cosyns serait-il un grand malade ou un « grand cerveau » pour qui la science compte davantage que la loi ? La justice va mettre 3 ans pour répondre à cette question.