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Dans cette affaire, l'enquête est menée par les policiers palois
Dans cette affaire, l'enquête est menée par les policiers palois © Getty

Il était une Foi. Épisode n°4 : « Casques Bleus ».

Diffusion du jeudi 24 octobre 2019 Durée : 2min

L’histoire mouvementée de la Veil, votée au Parlement avec au printemps 92, un commando d’opposants à l’IVG qui passe à l’action en envahissant l’Hôpital de Pau. Les Policiers interpellent alors 4 manifestants qui sont aussitôt placés en garde à vue

Les Policiers Palois ont 48h devant eux pour boucler leur enquête. 1ère question : qui sont ces 4 manifestants ? A l’état-civil, les 4 suspects font pourtant partie du beau linge : Marie, 27 ans, habite Jurançon. Elle porte un nom à particule, comme Henry, un jeune capitaine de vaisseau de la Marine Nationale natif de Neuilly, dans la banlieue chic de PARIS. Malgré leur éducation bon chic bon genre, les 2 manifestants s’étaient enchaînés à la table d’opération à l’aide d’un cadenas de moto. Refusant de céder aux sommations des Policiers, ils n’ont pu être délivrés de cette fâcheuse posture que sur injonction du Procureur de la République. A leurs côtés, il y a Christine, une étudiante en droit native des quartiers chics de Bordeaux, et Philippe, un jeune Capitaine de Cavalerie domicilié dans le Périgord. Cet officier prometteur de l’Armée de terre occupe ses congés à dénoncer bruyamment ce qu’il considère comme les méfaits de la Loi Veil

Que sait-on exactement de leurs motivations ?

Seconde question : qui a missionné ces 4 protestataires, plutôt BCBG, dans cette opération commando plus symbolique que violente ? Là, silence ! Les 4 gardés à vue semblent avoir perdu leur langue. Les Policiers trouvent la réponse d’une autre manière. Le matin même de l’opération, la rédaction des quotidiens La République des Pyrénées et Sud-Ouest recevait une télécopie envoyée par un mystérieux « groupe des Défenseurs de la Vie ». Annonçant une « opération SAMU », ou si vous préférez « Sauvetage de l’Avortement pour des Mères en Urgence », le groupe d’action se dit apolitique et éloigné de tout mouvement confessionnel. Citant Mère Teresa selon laquelle « l’avortement est le plus grand obstacle à la paix dans le monde », le communiqué présente cette opération comme le « combat des Casques bleus entre l’avorteur et sa victime ». Remis en liberté, les 4 manifestants ont rendez-vous au Tribunal Correctionnel.