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La manoir ravagé par les flammes (illustration)
La manoir ravagé par les flammes (illustration) © Getty - tiborgartner

Crime au Manoir dans l'affaire Lagardere / Caillard Épisode n°4 : Capharnaüm…

Diffusion du jeudi 7 novembre 2019 Durée : 2min

Lundi 7 novembre 1994, les journaux du département ouvraient leurs éditions sur un titre : 2 jours plus tôt, dans le village de Sallespisse, les gendarmes ont été contraints d’abattre un ferrailleur qui a tenté de les tuer !

Samedi 5 novembre 94, il est midi. D’importants moyens de Gendarmerie se rendent au Manoir de Sallespisse Sous la houlette du Substitut de permanence, Francis Alary, les enquêteurs de la Section Recherches de Pau entament les premières investigations.
1ère question : le militaire qui a abattu le ferrailleur retraité était-il en état de légitime défense ? La réponse ne fait guère de doute. Ce gendarme, bien noté par sa hiérarchie, n’a eu d’autre moyen que d’agir ainsi pour neutraliser celui qui voulait faire un carnage.
2ème question : où est passée Andrée Caillard, la propriétaire du manoir ? L’hélicoptère de la Gendarmerie arrive en renfort. Il survole la zone, à la recherche du moindre indice. En vain.
Les enquêteurs redoutent que l’élégante octogénaire n’ait péri dans le sinistre. Près de là, les pompiers consacrent l’après-midi de samedi à déblayer, mètre par mètre, les cendres de la douzaine de pièces parties en fumée.

Les Soldats du Feu peinent à progresser dans les décombres de l’ancienne bâtisse

De mémoire de pompiers, ils n’ont jamais vu ça : le rez-de-chaussée et l’étage du manoir regorgent de meubles, fauteuils et autres antiquités. Un véritable capharnaüm ! A 18h30, les soldats du feu découvrent enfin le corps calciné de la vieille dame. Elle gît dans une pièce attenante à la salle à manger. Ce détail intrigue les enquêteurs : pourquoi Andrée Caillard est-elle restée prisonnière des flammes ? Elle avait largement le temps de sortir avant que le Manoir ne s’embrase ! A moins qu’elle ne fût déjà morte…
Autre détail : en examinant le corps du ferrailleur abattu plus tôt, les enquêteurs font une drôle de découverte. Jean-Louis Lagardere portait une sacoche en bandoulière. A l’intérieur, il y a des liasses de billets. Valeur totale : 15.000€.
Cet argent est-il le sien ou celui de sa propriétaire ? La nuit tombe sur Sallespisse. Les gendarmes palois doivent maintenant percer le mystère qui en a fait le Manoir du Crime !