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Les enquêteurs de la gendarmerie doivent résoudre le crime du manoir de Sallespisse
Les enquêteurs de la gendarmerie doivent résoudre le crime du manoir de Sallespisse © Getty - Martin Konopka / EyeEm

Crime au Manoir dans l'affaire Lagardere / Caillard Épisode n°5 : le secret de l’assassin

Diffusion du vendredi 8 novembre 2019 Durée : 2min

8 novembre 1994 l’actualité vibrait autour d’un fait-divers survenu 3 jours plus tôt à Sallespisse. Un ferrailleur tire plusieurs coups de feu en direction des gendarmes avant d’être abattu. Non loin de là, le manoir est en flamme et sa riche propriétaire meurt calcinée à l’intérieur du brasier.

Comme souvent, les enquêteurs misent sur l’autopsie de la victime pour débusquer la clef de l’énigme. En examinant le corps calciné de la propriétaire du manoir, le médecin légiste palois découvre qu’Andrée Caillard n’est pas décédée d’asphyxie. La riche octogénaire a été abattue d’un coup de carabine dans le dos. Un tir précis qui a explosé le cœur.
Les Gendarmes disposent maintenant de toutes les cartes pour reconstituer le puzzle des événements tragiques du Manoir de Sallespisse non loin d'Orthez.
Samedi matin, comme chaque jour, Andrée Caillard s’est levée aux aurores. Après une rapide collation, elle a vaqué à ses occupations ménagères dans la cuisine. Son remuant locataire, Jean-Louis Lagardere, est arrivé à pas feutrés. Il l’a abattue à bout portant, par surprise, d’une balle en plein cœur alors qu’elle avait le dos tourné. Il a ensuite aspergé la pièce d’essence avant de l’enflammer à l’aide d’une simple allumette. La suite, on la devine…

Fait du hasard ou pas, les gendarmes avaient rendez-vous avec le meurtrier le matin même !

Jean-Louis Lagardere avait rendez-vous le matin, à 9h, pour une audition à la Gendarmerie d’Orthez. Il fait faux bond. Dans ses projets les plus fous, le ferrailleur n’a sans doute pas imaginé qu’une patrouille arriverait au manoir, dès 9h40. Contrarié, il s’est dissimulé derrière une haie, armé de sa carabine.
Lorsqu’il tente de fuir, Jean-Louis Lagardere tombe nez à nez avec les gendarmes. Il ouvre le feu avant d’être abattu. Selon l’expression consacrée, Force est donc resté à la Loi. Que s’est-il donc passé pour que cet homme bascule dans la folie ?
Est-ce le banal accrochage survenu la veille ? Qui sait. L’âme humaine est si complexe.
A l’heure de la retraite, Andrée Caillard avait choisi ce manoir pour y écrire la dernière page de sa vie. Veuve, l’ex-infirmière s’était prise d’affection pour ce ferrailleur marginal qu’elle avait fini par héberger.
Leurs relations devenaient orageuses ces derniers temps. L’assassin ayant été abattu, nul ne saura jamais quelle folie l’a emporté…