Affaires classées racontées par Thierry Sagardoytho

Illustration ville du Caire
Illustration ville du Caire © Getty

L'empoisonneuse du désert dans l'affaire Marga / Épisode n°3 : " Reine du désert "

Diffusion du mercredi 13 novembre 2019 Durée : 2min

Nous suivons le destin de Marguerite d’Andurain alias Marga, cette aventurière Bayonnaise qui sera surnommée « l’empoisonneuse du désert » au milieu du siècle dernier. Nous sommes en 1925. Marguerite part s’installer sous le soleil du Caire où elle ne va pas tarder à faire parler d'elle...

Novembre 1925, la sulfureuse comtesse Bayonnaise ouvre un Institut de beauté au Caire.
Une ville qui grouille de princes, d’espions et d’officiers britanniques. Marga collectionne les amants qui la surnomment la « Mata Hari du désert ».
Une filleule du Roi Édouard VII l’incite à tenter l’aventure en Syrie. Pierre, absorbé par l’équitation et le golf, la laisse partir. L’aventurière basque rejoint la ville de Palmyre où elle achète un hôtel et s’autoproclame « Reine du désert » !
Au printemps 1933, Marga lorgne en direction de la Mecque où elle rêve de partir en pèlerinage ! Impossible pour une femme seule et non musulmane. Ni une, ni deux, Marga se convertit à l’Islam et s’offre les faveurs de Soleiman, un jeune bédouin avec lequel elle contracte un mariage blanc.
Elle le baptise « Mon mari passeport » !
A son arrivée au Port de Djeddah, le jeune marié meurt soudain d’empoisonnement. La police suspecte Marga qui part aussitôt en prison.

La presse internationale s’intéresse alors de près au sort de la française accusée de crime

Avril 1933, Marga d’Andurain, alias Zinab el Dekmari, croupit durant 63 jours dans la Prison crasseuse de Djeddah.
Les autorités l’accusent d’avoir empoisonné son époux en lui faisant avaler un poison baptisé Kalmine.
L’aventurière basquaise risque la peine de mort par lapidation. Elle proteste : « Je l’avais épousé seulement pour voyager à la Mecque. Pourquoi l’aurais-je tué ? ».
Un témoin affirme qu’avant de mourir, l’époux de Marga aurait absorbé « un remède pour se purger ». Délayant une curieuse poudre rouge dans un verre d’eau, Soleyman aurait dit : « peut-être en aime-t-elle un autre au point de se débarrasser de moi ».
Le procès de la jeune française passionne la presse internationale qui lui prédit la peine de mort.
Les preuves sont pourtant minces. Sur place, le Consul de France, Roger Maigret, est convaincu que Marga a empoisonné son époux. Mais il va se démener comme un diable pour la sauver de là.