Replay du lundi 18 novembre 2019

Le Magot de Margot dans l'affaire Lagrave / Episode n°1 : Petite Margot

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Novembre 2001, le village Béarnais d’Eysus est sous le choc : Margot, une mamie aux 78 printemps, est tuée à son domicile par un ou plusieurs cambrioleurs. Qui est le meurtrier ? Il faudra 12 longues années pour connaître la clef de l’énigme…

Illustration de Marguerite Lagrave
Illustration de Marguerite Lagrave © Getty

C’est une modeste maisonnette aux volets en bois et à la façade défraichie.
Une habitation d’un autre siècle où l’antique cheminée chauffe la pièce principale du bas. Le confort est resté à la porte de l’austère demeure : il n’y a ni télévision, ni radio. Point de carrelage ou de moquette mais un sol en terre battue.
C’est ici, à Eysus, près d’Oloron Sainte Marie, que vit Marguerite Lagrave, une petite mamie aux 78 printemps. Dans cette rue en pente, à un jet de caillou de l’école communale, bon nombre de gamins se souviennent de Margot.
Chaque jour, à l’heure de la sortie, elle est là, près du portail, saluant affectueusement ces bambins qu’elle gratifie d’un bonbon ou d’une pièce. Qui est cette affable dame ?  Margot habite l’austère maison qui abrita, autrefois, ses parents et ses 6 frères. Hormis le ménage et la cuisine, elle n’a jamais travaillé à l’extérieur.
Entourée de quelques poules, elle vit chichement de sa maigre pension.

La vie de la vieille dame s’écoule paisiblement jusqu’à ce lundi 12 novembre 2001…

Lundi 12 novembre 2001, un détail intrigue les voisins de Margot.
Il est 8h30. Les volets de la cuisine sont clos. La petite mamie aux cheveux blancs se lève pourtant chaque jour aux aurores. « Il lui est arrivé quelque chose » se dit Anne qui franchit le portillon et toque plusieurs fois à la porte. « Margot, tu es là ? ». Silence. La voisine actionne la poignée, au cas où.
Curieusement, la porte s’ouvre. La pièce est noire. Soudain, Anne sursaute et hurle.
Ce qu’elle découvre soulève le cœur : Margot gît face contre terre au pied de l’escalier. Une gigantesque mare de sang entoure son corps inanimé. Anne s’enfuit en courant. Elle se rue sur son téléphone et alerte la gendarmerie d’Oloron qui lui intime de ne surtout toucher à rien !
Une patrouille arrive.
Les 2 militaires inspectent sommairement la pièce. Pas de doute. Marguerite Lagrave a été assassinée. Égorgée à l’arme blanche. Une longue, très longue enquête criminelle commence.

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