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le scientifique d’origine belge Max Cosyns soupçonné d'expérimentations scientifiques sur des cobayes vivants
le scientifique d’origine belge Max Cosyns soupçonné d'expérimentations scientifiques sur des cobayes vivants © Getty

Au nom de la science : la clinique de l'horreur (Max Cosyns)

Diffusion du lundi 2 juillet 2018 Durée : 2min

Juillet 1991, les policiers interpellent Max Cosyns, un homme de 85 ans à son domicile de Licq-Atherey au Pays Basque. Ils lui reprochent de se livrer à des expérimentations scientifiques sur des cobayes humains. Que s’est-il exactement passé en Haute-Soule ?

Il y a 27 ans, une étonnante affaire attirait la presse nationale dans les environs de Tardets, en Haute-Soule. En effet au printemps 1991, les policiers parisiens de l’Office Central chargés de la répression du trafic d’êtres humains reçoivent un curieux renseignement anonyme. Selon cette source bien informée, une clientèle belge et britannique se rend au Pays Basque et plus précisément en Soule, depuis plusieurs mois, dans le petit village de Licq-Atherey. Recrutés par petites annonces, ces hommes et femmes, tous adultes, viendraient y subir, de leur plein gré, des expérimentations scientifiques sur des sujets vivants. Au cœur de cette mystérieuse affaire, il y a un homme : Max Cosyns, un scientifique d’origine belge, âgé de 85 ans.  La Soule, il y réside depuis plus de 40 ans. Mais depuis peu, il aurait transformé sa demeure en une mystérieuse « clinique ». Son objet ? Mener des recherches scientifiques sur des hormones secrétées par le cerveau qui transformerait la sensation de douleur en plaisir. 

Les policiers parisiens passent l’info à leurs collègues de la PJ de Bordeaux. Discrètement, l’enquête débute. Durant, plusieurs mois, les policiers surveillent, écoutent, et observent. Mardi 2 juillet 1991, ils déboulent au domicile de Max Cosyns. La perquisition de sa propriété leur réserve de bien curieuses surprises. Dans les dépendances, ils découvrent un « laboratoire de recherches » ou plus exactement, une salle de torture : fouets, menottes, chaines de contention, poulie suspendue au plafond, table d’opération chirurgicale… Les enquêteurs saisissent plusieurs centaines de photos insoutenables : arrachement de peau, brûlures de l’épiderme, incisions cutanées… Un catalogue de l’horreur. Sur la porte, un panneau indique : « centre de recherche des réflexes corticaux ». Les Policiers sont-ils face à un chercheur fou ou un sadique pervers ?