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Bijoux mal acquis ne profitent jamais : Crime parfait (Affaire Patrick Lansdorff)

Diffusion du vendredi 10 août 2018 Durée : 2min

Le 12 Mai 2000, un ancien détenu de la prison de Bayonne disparaît subitement. 6 jours plus tard, son corps est découvert dans le fourré d’un bois, au nord du Béarn. 2 années durant, les enquêteurs explorent toutes les pistes. La solution de l’énigme pourrait bien se trouver sur la Côte Basque...

Mars 2002, l’enquête criminelle rebondit. Michel, un commerçant tarbais, est mis en examen pour complicité de meurtre. Selon le Juge Thierry Pons, il a recruté un ou plusieurs hommes de main. Cherchant à récupérer le butin de bijoux braqués à Guéthary fin 96, les molosses auraient secoué Lansdorff un peu trop fort. L’expédition aurait mal tourné. Devant le Juge, Michel balance un nom. L’homme de main, c’est Hamid, un jeune Palois âgé de 24 ans. Fin mai, le jeune homme est interpellé. Questionné à son tour, il ne lâche rien aux limiers de la SR. "Lansdorff ? Connais pas !" Les accusations de Michel ? « Purs mensonges. Il protège le meurtrier ! ». A son tour, Hamid est écroué à la Villa Chagrin à Bayonne. Mais l’homme a un alibi solide : le 14 mai 2000, il était au Maroc. Il ne peut donc pas être l’assassin de Patrick Lansdorff.

L’alibi en béton est un banal coup de tampon !  Selon son passeport, le jeune Palois a quitté Pau le samedi 13 mai pour pénétrer le lendemain à Ceuta, au MAROC. Or, selon l’expert, les mouches découvertes sur le cadavre de Lansdorff datent sa mort au dimanche 14 mai 2000. Il est formel. Dès lors, si Hamid est au Maroc, il ne peut être simultanément à Pau à la date présumée du crime, CQFD. Après 2 mois de détention, le meurtrier présumé est remis en liberté. Fini les curieuses coïncidences tirées du téléphone portable, des tâches de sang suspectes découvertes dans son véhicule, exit les témoignages et les dénonciations anonymes... Octobre 2010 : l’affaire se referme par un non-lieu. Affaire classée. Terrible équation : 10 ans d’enquête, 3 juges d’instruction, 2 suspects, 1 cadavre... Et au final, aucun coupable. L’affaire Lansdorff est un crime parfait.